Seuil

  • Voici un roman-photo comme vous n'en avez jamais vu. Jalousies, trahisons, bagarres, cafés gourmands, photocopieuses en panne et tendres baisers: Clémentine Mélois, plasticienne, écrivaine et membre de l'Oulipo, connue pour ses détournements de classiques de la littérature revus et passés à la moulinette de la culture pop (Cent titres, Grasset 2014) s'empare du très populaire roman-photo pour étudier le langage dans toutes ses fonctions. Au fil de dix-huit histoires hilarantes, on découvrira des hommes et des femmes en proie à toutes les dépravations lexicales, des employés de bureau désorientés, un agent immobilier malmené, un catcheur mexicain, des pantalons pattes d'éléphants et même un certain Roland Barthes.

  • Le 1er janvier c'est la journée mondiale de la paix.
    Le 6 janvier c'est l'Épiphanie.
    Le 25 mai c'est la journée mondiale de l'hygiène des mains.
    Le 26 mai c'est l'anniversaire de la naissance de John Wayne.
    Le 2 août c'est l'anniversaire de la mort d'Henri III.
    Le 6 septembre c'est la journée mondiale de la sensibilisation aux vautours.
    Etc.
    À chaque jour de l'année est rattachée une célébration, parfois sérieuse, parfois cocasse, mais toujours authentique. En face, on a placé une pensée de Pierre Desproges (extraite de ses ouvres complètes), en rapport ou en opposition avec ladite célébration. L'effet est presque toujours comique et, dans tous les cas, détonnant.

  • Après avoir lu ce livre, mon éditeur, ma soeur et ma femme me demandent pourquoi l'aubergiste gilberte a la tête enfermée dans un sac plastique, au moment où son corps pendu est découvert dans le cellier.
    Je réponds que je n'en sais rien. peut-être s'agit-il d'un ultime geste de coquetterie assez compréhensible de la part d'une femme qu'on devine accorte mais pudique et qui aurait jugé inconvenant de montrer une langue pendante au premier découvreur de cadavre venu ?
    Mais peut-être pas.
    C'est un mystère.
    Il faut parfois laisser traîner des mystères à la sortie des livres.
    Aux derniers chants de l'odyssée, qui célèbre le retour à ithaque, l'auteur n'évite-t-il pas, et avec quelle délicatesse, de s'étendre sur la surprise d'ulysse décelant une odeur d'aftershave au fond du lit conjugal enfin retrouvé ? le lecteur aura compris que ce livre, des femmes qui tombent, est en réalité un humble mais profond hommage rendu à homère et à sa cécité.

  • Les textes qui composent cet ouvrage sont extraits d'émissions de radio et de télévision, d'articles de presse et d'inédits, principalement des portraits auxquels Pierre Desproges travaillait pour un recueil qui aurait dû s'intituler J'les connais bien je leur ai touché la main.
    Renaud a trouvé le titre et écrit une préface.

  • De ses "brèves" publiées dans L'Aurore dans les années 1970, à ses Chroniques de la haine ordinaire parues en 1987, Tout Desproges paraît en un seul volume au Seuil, accompagné d'un cahier hors texte d'une cinquantaine de photographies de Pierre Desproges, pour la plupart inédites, et d'un DVD qui propose des interviews marquantes réalisées par l'auteur, des extraits de ses spectacles, et des images de comédiens qui se situent dans son héritage.

  • Ce livre est la transcription d'un entretien, très libre, de Pierre Desproges avec Yves Riou et Philippe Pouchain en décembre 1986.


    " Je suis assez fragile sur le plan de l'intimité. " " Je n'aime pas la nuance, je baise à fond, je bois du calva à 80°, je ne mange pas une cuillère de caviar, il m'en faut six, huit, douze. ".

  • Apprenons à faire décoller une Alsacienne. Chassons nos comédons avec tact. Sachons reconnaître la Joconde du Jocond. Euthanasions un kamikaze. Ignifugeons Louis XVI. Voyons voir si la Sainte Vierge est malpolie.

    Etonnant, non ?

  • Avant de devenir célèbreà la télévision avec l'émission le petit rapporteur, pierre desproges écrivait des " brèves " dans l'aurore.
    Ce sont ces textes qui sont réunis dans la présente édition.
    Tout desproges est déjà là : son coup d'oeil pour repérer dans l'actualité la nouvelle qui sert de tremplin à son humour dévastateur et à son esprit de provocation à froid, et son écriture inimitable qui fait de chaque paragraphe une perle. il suscita d'ailleurs un abondant courrier de lecteurs outrés, exigeant l'éviction de desproges. le salut vint d'une lettre adressée à la direction et qui disait : " je ne lis pas l'aurore mais je l'achète chaque matin pour desproges ".
    Et c'était signé françoise sagan.
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  • « Le Tribunal des Flagrants Délires fonctionnait exactement comme un vrai tribunal, à cette différence près que ses membres étaient volontairement caricaturaux alors que les vrais le sont malgré eux. Desproges tenait le rôle du ministère public.

    Pendant quelques semaines, des demi-vedettes et des quarts de star défilèrent dans le box des prévenus et le procureur les moucha pour leur plus grande satisfaction, tellement ils étaient ravis de passer à la radio. Puis, le succès de l'émission grandissant, de plus gros calibres demandèrent instamment à être jugés. Et à ce moment-là, Desproges devint carrément grandiose.

    Non seulement il ne tint absolument aucun compte de leur notoriété mais encore il se mit à tirer à balles réelles sur ses cibles, alors que jusque-là il n'avait utilisé que la grenaille. Pour la première fois à la radio, des gens aussi importants que Patrick Poivre d'Arvor, Jean d'Ormesson ou Daniel Cohn-Bendit, en prirent carrément plein la gueule sans pouvoir s'essuyer ».

    Bernard Morrot

  • " dans sa jeunesse, avant de jouer, madeleine renaud était obligée de sauter un repas.
    Et jean-louis barrault était obligé de sauter madeleine renaud. jacques brel n'a jamais pu rentrer un soir en scène sans avoir dégueulé tripes et boyaux cinq minutes avant. alors que moi c'est cinq minutes après... " cet album contient les textes des deux spectacles donnés par pierre desproges en 1984 et 1986, ainsi que les textes inédits qu'il avait écrits pour le troisième spectacle qu'il n'a pu donner.

  • La bêtise est vertigineuse. Jean Yanne a un don : il la flaire, la débusque, à l'instinct, avant tout le monde. Comme Pierre Dac, Pierre Desproges, Coluche ou quelques autres, il devine nos bassesses, nos ridicules. C'est un esprit libre qui cogne de tous les côtés : les gouvernements censeurs, les gauchistes aveugles, les bourgeois confits, les collabos rampants, les racistes honteux, le show-biz, les curés, l'armée. Il ne s'autocensure jamais, mais son rire n'est jamais blessant ni méchant.

    En explorant les archives de l'Ina restées inédites, Fabrice Gardel a rassemblé une mine de pépites. Elles sont la matière de ce livre : des sketchs, des interviews, des extraits d'émissions de télévision et de radio, des photos... Quelle liberté de ton, quelle culture, quelle lucidité ! Dans notre époque narcissique, étriquée, ricanante, cette fraîcheur fait du bien. Jean Yanne n'est pas un idéologue, donneur de leçon, ni un coupeur de tête. Il est le premier à ne pas se prendre au sérieux. Alors, Jean Yanne reviens, on est devenu (trop) cons !

  • Nos trois auteurs, tous comédiens, continuent, avec la même inventivité, à trouver des noms pour les petits tracas de la vie quotidienne.
    Exemples: balam'baler : "transporter un matelas dans un escalier." gargarin : "pharmacien qui vous demande tout fort de décrire la texture de vos selles." Dans ce volume 4, ils ont ajouté des "petits bonheurs" tout aussi amusants, charmants et courants :
    Exemples: bôodocher : "fermer les yeux et s'endormir aussitôt. Par ext. : mourir en pleine forme." færstroïde : "facture égale au devis."

  • Marche arrière toute, le réac est partout !

    Depuis la Libération, il faisait profil bas, aujourd'hui il plastronne pour le plus grand bonheur des dames à serre-têtes et autres amateurs de vestes matelassées bleu marine. Comment tenir le coup ? De A comme Académie française à H comme Houellebecq, de M comme « Manif pour tous » à Z comme Zemmour, ce petit livre est là pour vous aider avec humour à naviguer face à cette réactitude triomphante et à vous sortir haut la main de toutes les situations à risque. Comment éviter d'étrangler son ado devenu réac ? Comment passer une bonne soirée avec un Américain à Paris qui a voté Trump ? Comment réchauffer le climat avec un réac ?

    Un abécédaire drôle et bourré d'infos, pour tout connaître de la réacosphère.

  • On connaît l'humour féroce de Wolinski, qui fut dessinateur pour Hara-Kiri, L'Humanité, Paris-Match et Charlie Hebdo. Dans Vive la France, il nous offre 220 planches dont une grande partie est inédite sur la politique, les femmes, l'art contemporain, la mort, les livres et sur les Français qu'il aime tant.
    Mordant.

  • J'ai peur

    Geraldine Kosiak

    • Seuil
    • 3 Avril 2008

    " j'ai peur de toutes ces filles dans les magazines " " j'ai peur de ceux qui ne me regardent pas quand ils me parlent " j'ai peur de l'histoire qui se répète " " j'ai peur...
    En 88 peurs - chacune accompagnée d'un dessin à l'encre - géraldine kosiak trace un autoportrait sincère et vengeur. tour à tour drôles, tragiques, dérisoires ou cosmiques, ces peurs jaillissent et renvoient dos à dos les conventions et la raison. un carnet intime sous forme d'inventaire universel.

  • " Ce matin, 6h30, à l'heure où Phoebus darde encore ses rayons dans sa poche, on a sonné à ma porte.
    Ce ne pouvait pas être le laitier. Je ne bois pas de lait le matin ça fait cailler la tequila de la veille au soir. Ce ne pouvait pas être le KGB. Je suis au mieux avec Moscou. J'ai rencontré l'autre jour un ingénieur de Tchernobyl qui se désirradiait dans la piscine Molitor, je lui ai dit " j'aime beaucoup ce que vous faites. " On ne sait jamais. On n'est jamais trop prudent ". Cet opuscule regroupe quelques chroniques extraites d'une émission radiophonique de Pierre Desproges sur France Inter.
    Echos, portraits, rumeurs. Humeurs de M. Desproges soi-même.

  • Le Déchiros

    Pierre Merle

    Un hros rveur qui se prend pur John Lennon. Par l'auteur de Blues de l'argot et Yaourt mode d'emploi.

  • Avec l'âge

    Géraldine Kosiak

    • Seuil
    • 3 Avril 2008

    " avec l'âge, je ne cherche pas à ce que tout ait un sens " avec l'âge, j'aime assez ne rien comprendre aux nouvelles technologies " " avec l'âge, j'ai du mal à me taire " " avec l'âge...
    " quinze ans après son premier livre (j'ai peur), géraldine kosiak reprend la forme de son inventaire fétiche - une phrase et un dessin - pour souligner, sans complaisance, les marques du temps. tout y passe : le corps, le décor, la france, audrey hepburn et le père noël. une traversée du réel en diagonale, un voyage spatio-temporel et poétique.

  • Agroude : léger recul de votre animal domestique qui vous fait douter de votre haleine.
    Boto : « Portrait de clown sur fond jaune » qu'on a acheté dans l'euphorie.
    Par ext : coup de foudre qui fait le malheur de chacun des deux pendant quinze ans.
    Duguelonette : Jupe coincée dans votre collant au sortir des toilettes.
    Kuridazir : Ne plus faire aucun progrès en rien.
    Méluter : Se demander soudain si on n'avait pas plutôt rendez-vous ailleurs ou demain, ou ailleurs
    et demain.
    Spovia : Radio qui ne marche que quand on lui tient l'antenne.
    Valmoveuse : Facture avec TVA demandée à l'issue d'un repas amoureux.
    Zougir : se demander ce qu'on pouvait bien lui trouver à l'époque.
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