• On ne présente plus Jean Le Cam, alias « le Roi Jean », le héros du Vendée Globe, qui nous a tant ému et réjoui tout au long de son tour du monde. Son aura n'a jamais été aussi grande, sauveteur de Kevin Escoffier, navigateur au palmarès légendaire, 4e de la course en dépit d'un bateau moins performant, Jean Le Cam est le héros que la France entière adore. Gouaille, bon sens, humour, modestie, à 61 ans il a fait rêver un pays confiné entre novembre et janvier.

    Quoi de mieux qu'un livre d'entretiens au « long cours » avec l'une des plus fines plumes du sport, Jean-Louis Le Touzet, pour conter une vie de roman. De son enfance à Châteauneuf du Faou aux premiers bords avec à 14 ans son père à bord de Mervent, l'Armagnac familial, à La Forêt-Fouesnant, entre le Cap Coz et Concarneau, dans le Finistère Sud. De ses premières victoires locales, à son apprentissage aux chantiers Pichavant à Pont l'Abbé, de la création avec ses amis Hubert Desjoyeaux et Gaëtean Gouerou, le trio fondateur du chantier CDK. De sa rencontre avec Tabarly, en tant que jeune appelé à bord de Pen Duick VI pour un tour du monde en équipage aux premières navigations transatlantiques sur les multicoques Jet Services, Fleury Michon, ces machines qui feront tomber le record de l'Atlantique. De la casse de la route du Rhum en 2002 à son entrée dans «la carrière» de solitaire «Â tourdumondiste» tardivement, en 2004 décrochant la deuxième place du Vendée Globe.

    Mais aussi ses victoires, ses naufrages et ses sauvetages, ses échecs, ses projets architecturaux, ses silences bruyants, l'importance des femmes dans sa vie (sa mère et ses soeurs, sa femme Anne et ses filles), la mort de son père. C'est l'histoire d'un homme immense et humble qui jamais ne retient les larmes quand elles viennent, danse, rit, chante parfois sur son bateau. A la vérité un homme qui nous ressemble. Libre de dire ce qu'il pense car « J'ai toujours dit ce que je pensais». L'histoire d'un héros malgré lui.

  • Autour du sommet des dieux

    Thomas Vennin

    • Guerin
    • 23 Septembre 2021

    Les 5 tomes du Sommet des dieux de Taniguchi sont, de l'avis des spécialistes, la plus belle introduction à l'univers du manga, et une magnifique invitation à découvrir l'histoire de l'alpinisme depuis un siècle. L'histoire mêle la quête contemporaine d'un alpiniste japonais et l'énigme de la disparition de George Mallory près du sommet de l'Everest, en 1924. La découverte du corps de Mallory, 75 ans plus tard, n'a pas levé le mystère : a-t-il été le premier sur le Toit du monde ? La clé se trouve peut-être dans son appareil photo, jamais retrouvé, à moins que... L'adaption de cette oeuvre graphique splendide en film d'animation ambitieux est l'occasion pour divers auteurs, dont Thomas Vennin, passionné par l'histoire de l'alpinisme (et qui préfacera la réédition prochaine du 1er tome du manga), de repartir en exploration. Les producteurs et le réalisateur du film, Patrick Imbert, se sont emparés avec enthousiasme de ce projet ambitieux et ont accepté de partager l'histoire de l'aventure du film. Ce livre, richement illustré par les documents de travail des créateurs du film d'animation, racontera à la fois la genèse du film et la manière dont l'histoire (fictive) puise ses racines dans l'histoire (vraie) de l'alpinisme au XXe siècle.

  • Après avoir navigué avec sa mère aux Glénans, à 10 ans, Jean Le Cam construit seul son propre voilier pour faire des ronds dans la baie de La Forêt. Puis il navigue avec son ami d'enfance Hubert Desjoyeaux, le frère de Michel, seul double vainqueur du Vendée Globe, avec lequel il créera le chantier naval CDK, à l'origine de la construction de nombreux voiliers mythiques (Poulain, Jet Service, PRB, Foncia...).
    À 14 ans, il débute la compétition puis s'embarque au côté d'Éric Tabarly pour faire son service militaire. À 19, il participe à sa première Solitaire du Figaro qu'il remportera trois fois par la suite. Mais c'est sur le mythique tour du monde en solitaire, le Vendée Globe, que Le Cam vivra ses plus grandes heures de navigateur solitaire. En 2004-05, il est la révélation de la course, luttant bord à bord avec Vincent Riou qui ne le précèdera que de 7 heures à l'arrivée.
    En 2008-09, alors qu'il aborde le cap Horn en troisième position, il chavire après avoir perdu son bulbe de quille. Il doit se réfugier à l'intérieur de la coque, bateau renversé. C'est Vincent Riou qui le récupère in extremis. Et en 2020, alors qu'il fait la course dans le trio de tête, il se déroute pour récupérer Kevin Escoffier qui a déclenché sa balise de détresse. Jean Le Cam arrive sur zone mais le temps de manoeuvrer dans une mer agitée, il perd le contact visuel avec le radeau d'Escoffier. Il le sauvera finalement six heures plus tard et reprendra la course qu'il terminera 4e et premier des non-foilers.
    Fêté en héros aux Sables-d'Olonne, Le Cam stupéfie alors le public lorsqu'il révèle qu'il a vécu un enfer lors de ses derniers jours en mer, devant manoeuvrer avec une côte cassée et une coque « délaminée » qui menaçait de céder à tout instant. Jusqu'au dernier jour, il a risqué de perdre son bateau.
    Mais Jean Le Cam, n'est pas qu'un immense marin au palmarès impressionnant, ce qui lui a valu son surnom de Roi Jean. C'est aussi une forte personnalité, un personnage truculent et attachant. Ainsi, en 1989, alors qu'équipier de Tabarly sur la transat en double Lorient-Saint-Barthélémy-Lorient, et qu'une mauvaise manoeuvre les fait chavirer, il traite Tabarly de « con » (la première fois et sans doute la dernière fois que cela est arrivé au maître), car il sait que ce naufrage aura des conséquences dramatiques pour son ami Hubert, CDK étant propriétaire du bateau. En 1996, vainqueur de la Solitaire du Figaro, il attend chacun de ses concurrents pour leur payer à boire. Ou encore cette année, lorsqu'il triomphe aux Sables-d'Olonne, il déclare : « Je finis quatrième, à la place du con. J'ai soulagé l'éventuel con qui aurait pu être à ma place ! Comme quoi ma générosité n'a pas de limites. » Dans ce livre, où il revient avec son humour et son franc parler sur son incroyable carrière de marin mais aussi de concepteur de voiliers, Jean Le Cam nous fait découvrir les coulisses de la course au large : la quête des sponsors, le risque permanent, la recherche permanente de la vitesse... Le Cam veut également transmettre à travers ce livre son amour de la voile et de la mer aux jeunes générations.

    Palmarès 1982 : Record de l'Atlantique sur Jet Services II, comme équipier de Patrick Morvan.
    1984 : Vainqueur de la Route de la découverte avec Philippe Poupon sur Fleury Michon III.
    1988 et 1989 : Champion du monde de Formule 40.
    1994, 1996, 1999 : Vainqueur de la Solitaire du Figaro.
    2005 : 2e du Vendée Globe.
    2006 : 2e de la Route du Rhum en classe IMOCA sur VM Matériaux.
    2013 : Vainqueur de la Transat Jacques-Vabre avec Vincent Riou en classe IMOCA sur PRB.
    2015 : Champion du monde IMOCA Ocean Masters ; Vainqueur de la Barcelona world race avec Bernard Stamm.
    2021 : 4e du Vendée Globe et premier des non-foilers.

  • Neuf vies

    Robert Mads Anderson

    • Guerin
    • 9 Septembre 2021

    Le livre commence par le récit hallucinant de l'ascension en style alpin de la face Kangshung de l'Everest, le dernier exploit marquant sur le toit du monde. L'expédition réussit mais Anderson s'arrête au sommet Sud et s'acharne : il retourne huit fois à l'Everest avant de réussir..

    Même lieu, autre époque : l'Everest est alors devenu un centre commercial. Un même oeil pour raconter ces trois décennies qui ont changé la face du Toit du monde, et la façon d'y mourir. Ou d'y survivre.

  • 10 Faubourg-Montmartre Nouv.

    10 Faubourg-Montmartre

    Collectif

    Si sur son acte de naissance fi gure la date du 28 février 1946 au 13 rue du Faubourg- Montmartre, c'est pourtant au numéro 10 de cette artère parisienne que le journal L'Équipe est véritablement né. Le rachat du journal L'Auto puis la fusion avec Élans vont conduire la rédaction à réintégrer ses locaux du 10 dès 1948. Les péripéties de la seconde guerre mondiale ont failli lui coûter la perte desdits locaux et du Tour de France. Dès lors, c'est une aventure de plus de 40 ans dans ces bureaux qui conduira le journal à devenir une référence mondiale en matière de presse sportive. Pour l'évoquer, les anciens du journal ont accepté de nous faire la visite des lieux. Chaque endroit recèle des moments uniques, des histoires connues et inconnues, des moments de vie qui ont échappé au regard de tous.
    C'est dans cette confi guration qu'une partie de l'histoire de ce journal nous est contée. Des documents uniques, inédits, viennent apporter une richesse certaine à l'ensemble. On lira avec gourmandise l'original du dernier article manuscrit d'Antoine Blondin comme quelques notes de service savoureuses voire de l'administration fi scale.

  • Addict à la vie Nouv.

    Addict à la vie

    Erwann Menthéour

    • Solar
    • 30 Septembre 2021

    En 1999, Erwann Menthéour, alors coureur professionnel, publie « Secret défonce » pour dénoncer le dopage dans le cyclisme.
    Il devient ensuite coach sportif et entrepreneur, lançant avec succès sa méthode Fitnext.
    Ses essais l'ont installé comme un acteur important du secteur de la santé et du bien-être.
    Il revient aujourd'hui sur ses 20 ans d'existence depuis la parution de « Secret défonce. » Oui, il a connu le succès, il a été starifié dans les médias. Mais il est resté à la merci de ses addictions (drogue, alcool, sexe...). Dans ce récit sans concessions, il décrit ses accès de faiblesses, ses doutes, comme autant de scènes de film saisissantes. Mais il explique aussi les mécanismes qu'il a su mettre en oeuvre pour se relancer, pour renaître à chaque fois à la vie.

  • Retour en enfer

    Sébastien Destremau

    • Xo
    • 6 Mai 2021

    À défaut de me conduire jusqu'à destination, mon périple m'a mené à l'essence même de mon être. L'âpreté de la lutte et les illusions perdues ont fait tomber mon égoïsme et mes humeurs de vieil enfant...

    Le 8 novembre 2020, quatre ans après avoir bouclé mon premier tour du monde, je m'élance pour un second Vendée Globe. J'ai appelé mon bateau Merci, en hommage à tous ceux qui m'ont permis de vivre cette aventure insensée.

    Seulement voilà, ma course tourne au calvaire : l'abri de mon cockpit se déchire, mes instruments lâchent, une fissure apparaît à l'avant. Impossible, dans ces conditions, d'attaquer le Pacifique et ses vents violents.

    Le 16 janvier, après 70 jours de mer, je décide d'accoster en Nouvelle-Zélande. Ce que je pourrais ressentir comme un échec me réconcilie avec moi-même. La mer m'a vaincu mais j'ai repris la barre de mon destin. Chaque matin qui se lève est comme une page blanche. J'étais seul au monde, je ne serai plus jamais seul...

    Le récit d'un incroyable combat.
    Une leçon de courage et de sagesse.
    Sébastien Destremau a 56 ans. Toulonnais, il a raconté l'aventure de son premier Vendée Globe, en 2017, dans Seul au monde, aux éditions XO.

  • Arsène Wenger : ma vie en rouge et blanc Nouv.

    Arsène Wenger est l'un des entraîneurs les plus fascinants, mystérieux et respectés. Il se raconte pour la première fois.
    Par son approche du jeu, sa rigueur, ses idées novatrices, Arsène Wenger, dit « Le Professeur », a marqué le monde du football et a transformé le métier de l'entraîneur en art. Comment l'enfant de Duttlenheim, en Alsace, a-t-il réussi à devenir l'un des entraîneurs les plus admirés ? Comment a-t-il bâti la fabuleuse équipe des Invincibles à Arsenal ? Comment a-t-il orchestré la transformation de ce club ancien et traditionnel ? Arsène Wenger partage les moments les plus importants, les victoires fameuses et les défaites terribles, ses valeurs face à un monde du foot qui a connu des années noires et tant de démesure. Il nous offre une vie de passion et de précieuses leçons.

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  • Zidane

    Frédéric Hermel

    Zinédine Zidane est le Français le plus célèbre au monde, mais qui est vraiment cet homme secret qui se préserve et protège les siens ?
    À travers dix-huit années d'échanges et de confessions exclusives avec le joueur devenu entraîneur, et aussi grâce aux témoignages de ses proches, Frédéric Hermel livre le récit d'une vie hors du commun, de son enfance marseillaise à son parcours pour devenir l'un des plus grands footballeurs de l'histoire, en passant par sa relation fusionnelle avec ses quatre fils et sa femme, la conquête de la première étoile de champion du monde, son geste fou contre Materazzi...
    Se révèle alors, par le biais de nombreux événements, petits et grands détails, méconnus et inédits, une personnalité au destin exceptionnel, qui reste un type normal, doté d'une immense générosité et d'un profond sens de la justice.

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  • « On dit toujours qu'un sportif meurt deux fois : à la fin de sa carrière et à la fin de sa vie. Moi, je mourrai trois fois : à la fin de ma carrière, à la fin de ma vie et à la fin de ce livre. Adieu ma honte. ».

    Ouissem a grandi dans une cité au soleil, à Aix-en-Provence. Espoir de la génération dorée du centre de formation du Toulouse Football Club, il gravit tous les échelons, jusqu'à disputer la Coupe d'Afrique des nations sous les couleurs de la Tunisie. Mais son homosexualité, contraire à sa religion et à son sport, le privera de la carrière professionnelle à laquelle il était destiné.
    Ce livre est celui que personne n'a jamais osé écrire. Dans un récit aussi intime que puissant, Ouissem Belgacem est le premier joueur à raconter de l'intérieur l'homophobie qui gangrène le football et à s'attaquer à l'un des derniers tabous de notre société.

  • LE CARNET DE BORD D'UN IMMENSE CHAMPION.
    Après son triomphe aux Jeux olympiques de 2018 (trois médailles d'or), Martin Fourcade peine à retrouver ses sensations. La saison post-olympique s'apparente à un calvaire, au point qu'il se demande s'il n'a pas perdu la flamme et les qualités mentales et physiques qui ont fait de lui le plus grand biathlète de l'histoire. Alors, à l'aube de ce qui deviendra sa dernière saison, il entame une opération de reconquête sans certitude, mais avec une immense détermination.
    Un dernier tour de piste est le carnet de bord touchant, sincère et circonstancié de cette renaissance : du premier jour de compétition de présaison jusqu'au franchissement de l'ultime ligne d'arrivée, épilogue d'une saison haletante, point final d'une carrière en or.
    On découvre l'homme, le passeur, le père derrière le champion. Et on comprend encore mieux comment et pourquoi il est devenu une légende du sport.

  • « Au cours de cette plongée dans l'ultra, j'ai appris qu'il est presque impossible de savoir ce qui nous pousse à faire ce sport de dingues. Bien sûr, on veut gagner, on veut finir, on veut faire de notre mieux, on veut trouver ses limites, on veut que nos proches soient fiers de nous... Tout ça est vrai, mais ça n'explique pas grand-chose. Ce qui nous anime, c'est un besoin irrépressible, un désir profond et primitif d'aller braver la mort et d'en revenir. » Adharanand Finn, auteur d'une enquête remarquée sur les marathoniens kényans, court son premier trail pour un reportage. Deux ans plus tard, il est au départ du mythique UTMB. En chemin, il aura rencontré les plus grands champions de la course d'endurance, explorant les motivations de ces passionnés... et surtout les siennes.

  • Quand, au XIXe siècle, ceux que l'on n'appelait pas encore alpinistes se sont mis en tête de gravir des sommets, les artisans qui fabriquaient des sonnettes pour les vaches ont commencé à leur ­forger des outils. C'est leur histoire que raconte pour la première fois Denis Pivot, témoin et acteur de l'évolution du matériel, depuis le premier bâton de montagne de presque trois mètres jusqu'aux piolets techniques issus de la haute technologie.

    L'histoire des dynasties familiales d'artisans de la vallée de Chamonix, ces « forgerons de l'inutile », pionniers d'une aventure industrielle qui accompagne toujours les rêves des amoureux de la montagne.

  • SOS Himalaya

    Denis Urubko

    • Guerin
    • 8 Avril 2021

    La France a découvert Denis Urubko en janvier 2018 lorsqu'il s'est porté au secours d'Élisabeth Revol, en perdition au Nanga Parbat. Abnégation : il renonce au K2 dont il tentait l'ascension hivernale ; suspense : la paroi du Nanga est immense et les infos floues ; exploit : il gravit 1 200 mètres de paroi en pleine nuit ; chance ou miracle : il retrouve la Française dans les ténèbres. Urubko raconte ce secours dans le détail pour la première fois.

    Mais il n'en était pas à son premier exploit : au moins six fois, il a ramené des alpinistes de la « zone de la mort », ces hautes altitudes où chacun est trop obsédé par sa propre survie pour penser aux autres. Si Urubko peut jouer les saint-bernards, c'est qu'il est un as des 8 000, doué, entraîné et affûté. Il a su raconter ces histoires extraordinaires avec une voix talentueuse et singulière, où l'humour le dispute à l'orgueil.

  • L'association de l'écrivain Laurent Binet et du sportif Antoine Benneteau a tout de l'attelage complémentaire et du double gagnant. Laurent Binet apporte sa vision d'amateur passionné porté aussi bien sur l'analyse structuraliste et la déconstruction que sur le registre épique (voire héroïcomique) ; Antoine Benneteau nous fait partager sa connaissance du milieu ainsi que sa science du jeu, et nous fait vivre de l'intérieur la vie du circuit professionnel.
    Ex-joueur professionnel, Antoine Benneteau est le frère et fut le coach de Julien Benneteau, ancien 25e joueur mondial et aujourd'hui capitaine de l'équipe de Fedcup (vainqueur de l'édition 2019). C'est lui qui a contacté Laurent Binet pour lui proposer ce projet de dictionnaire, après avoir lu la Septième fonction du langage (où l'une des scènes se déroule lors de la finale de Roland-Garros 1981). Laurent Binet avait, quant à lui, déjà couvert Roland Garros en 2016 pour le journal L'Equipe.

  • En remportant la Coupe du monde 2018, comme sélectionneur de l'équipe de France de football, vingt ans après l'avoir brandie en capitaine valeureux d'une autre équipe de France, Didier Deschamps a repoussé un peu plus loin les limites que l'on fixe généralement aux gens normaux. Il était devenu depuis longtemps un héros du quotidien, le voilà, ad vitam aeternam, dans la peau du personnage ordinaire qui, après s'être inventé un destin exceptionnel, n'en fi nit plus de le peaufiner. Et après ?
    Il reste un mystère et un homme simplement complexe parce qu'habité de tant de doutes, de douleurs vraies ou formatées.
    Après quoi court-il ? Sans doute ne s'est-il pas lancé à la poursuite du bonheur et toutes les pages de ce portrait sans concession le révèlent. Personnage hanté par ses failles et par ses rêves toujours inassouvis, il semble vivre toujours un divorce déchirant entre ce qu'il voudrait être et ce qu'il est réellement. Puisque la conquête est son oxygène, l'Euro qui se profile peut lui apporter un nouveau bonheur infini. Même si, pour lui, l'éternité ne dure qu'un instant.

  • Cassius Clay, devenu Muhammad Ali, après sa conversion à L'Islam, est non seulement le plu grand boxeur de tous les temps, mis sa notoriété a dépassé le monde du sport. Triple champion du monde dans la catégorie poids lourd, Ali a été couronné "Sportif du siècle" par Sports Illustrated, Personnalité sportive du siècle" par la BBC. La boxe d'Ali était géniale, aérienne et dansante; sa personnalité; incroyable et provocatrice. Il est The Gretaest.

  • Alain Giresse est une légende du football. Membre du carré magique de l'équipe de France championne d'Europe en 1984 avec Michel Platini, Luis Fernandez et Jean Tigana, il a enchanté ce sport, traversant les années 1980 avec technique et éthique. Il a soulevé le coeur des supporters girondins, marseillais ou tricolores, peuplé les murs des chambres d'enfant de ces posters pliés en quatre au milieu des magazines, suscité l'engouement par sa personnalité fédératrice. La pureté des sentiments l'a toujours guidé dans cet univers souvent vicié.

    À 68 ans, il se raconte enfin, de son parcours de joueur à sa carrière d'entraîneur (PSG, Toulouse, FAR de Rabat) ou de sélectionneur (en Afrique : Sénégal, Mali, Tunisie, Gabon mais aussi en Géorgie), une « deuxième vie » qui lui a ouvert de nouveaux horizons, a enrichi sa culture. Il donne aujourd'hui sa vision d'un sport en perpétuelle mutation, sur le terrain comme en dehors, avec ses tribunes infernales, ses travers persistants (foot business, racisme). Au cours de ses cinquante années passées dans le monde du ballon rond, « Gigi » a rencontré des dirigeants baroques, des joueurs merveilleux, et noué de franches camaraderies. Il a connu des émotions intenses, bouleversantes, qui l'ont marqué et construit. Il les transmet ici avec bienveillance, humour et franchise.

  • Drive, les hommes qui ont fait la Formule 1 Nouv.

    Raconter la Formule 1, c'est raconter la vitesse, le glamour, le danger - et le prodigieux business qui les accompagne. Drive montre comment une poignée d'hommes exceptionnels ont transformé la F1, jadis sport de niche disputé sur des circuits préhistoriques entourés d'herbe et de bottes de foin, en un show planétaire et ultramoderne valorisé 1 milliard de dollars, acclamé du Japon à l'Arabie Saoudite, de Monaco à Singapour.

    Emmenés par Bernie Ecclestone, le Monsieur Loyal milliardaire de ce «circus» mondial, ces hommes passionnés ont progressivement développé des voitures futuristes et métamorphosé les pilotes d'hier, gladiateurs amateurs risquant leur vie à chaque virage ou presque, en superstars multimillionnaires, tels Ayrton Senna et Lewis Hamilton. Dans le même temps, Ferrari, McLaren ou Williams devenaient des marques aussi pres- tigieuses et aussi connues dans le monde entier que Manchester United ou le Real Madrid.

    Dans un récit enlevé, riche en anecdotes et passionnant de la première à la dernière page, Kevin Eason raconte l'extraordinaire aventure de la Formule 1, mais aussi les obsessions et les extravagances de ces hommes qui, en l'espace d'une seule génération, ont fait de leur sport ce qu'il est aujourd'hui ; des hommes aussi différents que possible, mais partageant une même passion, celle de la course ; des hommes qui ont constitué ce que l'on a souvent comparé à une «mafia», et dont les connivences n'excluaient pas la rivalité, la détestation parfois, la trahison sou- vent, en particulier lorsque l'argent s'est mis à pleuvoir sur le circuit ; des hommes aujourd'hui dévorés par le Moloch qu'ils ont créé.

  • Cher football français

    Daniel Riolo

    Fédération, Ligue, présidents, joueurs... Daniel Riolo a beaucoup de choses à dire au football français. Et quelques comptes à régler. Il le fait au vitriol, en enchaînant les punchlines et les tacles glissés, mais avec autant de tendresse que de talent, dans son livre le plus personnel.
    « Chaque semaine, la Ligue 1 se met une balle dans le pied. Ça ne suffit pas pour mourir. Mais ça peut pourrir, gangrener. C'est une mort à petit feu. On ne l'aime plus, mais on la suit encore. Combien de temps ça va tenir ? Pour l'instant, c'est une sorte de miracle permanent. Le mari cocu s'accroche. Il pense qu'elle va revenir. Qu'elle va changer. Chaque été, on part en vacances avec l'idée que ça va s'améliorer. Est-ce que ça peut être pire ?
    Le miracle reprend forme en août. Le mercato vend de l'espoir. On perd les meilleurs et on fantasme sur les nouveaux. Les entraîneurs affichent des ambitions nouvelles, les dirigeants confirment. En août, tout est toujours plus beau.
    Quand le bronzage disparaît, les premiers matches de Coupe d'Europe renversent tout. Pas de doute, on est toujours aussi nul. Non seulement on ne progresse pas, mais pire, on régresse.

    N'importe quelle équipe du trou du cul de l'Europe peut battre une équipe de L1. Ça n'empêche pas nos présidents de pleurer sur le manque de moyens financiers qui serait la cause des déboires européens. L'excuse ne marche plus, sauf sur les simples d'esprit.
    La L1, c'est un mix de Lourdes et Lisieux. Les audiences restent stables. Les affluences aux stades aussi. On paye sa place au stade, son abonnement télé. Souffrir a un coût. Oui, on paye pour voir ce spectacle affligeant. Ces erreurs techniques à la pelle. Ces bourrins qui n'ont de joueurs de foot que le salaire. Mais ce qui désespère le plus, c'est le manque de motivation général. Le «j'men foutisme» global, la passion inexistante.
    Le plus gros miracle, c'est le milliard ! MediaPro a claqué un milliard pour notre L1. Eu égard à ce que la L1 propose, c'est comme acheter une Fiat au prix d'une Ferrari. La L1 s'est maquillée comme une voiture volée et MediaPro a sorti le chéquier ! Le boss de la LFP, le concessionnaire de notre L1, peut être élu commercial de la décennie ! A côté, le casse du Palm Beach, c'est un vol de sac à main. »

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  • Savez-vous que les JO modernes ne furent pas créés par Pierre de Coubertin, mais initiés par un docteur anglais, W. P. Brookes, en 1850 ? Que le bois de Boulogne, lors des JO de 1900 à Paris, fut jonché de cadavres sanglants de volatiles, à cause de l'épreuve de tir aux pigeons vivants ? Connaissez-vous George Eyser, vieillard de 33 ans qui décrocha 6 médailles en gymnastique en 1904, malgré son très léger handicap :
    Une jambe de bois ? Ou encore Shizo Kanaguri, coureur japonais qui prit le départ du marathon aux JO de Stockholm en 1912, ne franchit jamais la ligne d'arrivée et s'évanouit dans la nature...
    Cette trentaine d'histoires authentiques et cocasses, célébrant les « losers » comme les « winners », sont narrées avec humour et passion par l'érudit sportif Thierry Beauchamp.

  • On ne naît pas champion, on le devient. Mais comment les sportifs de haut niveau préparent-ils leur corps à repousser sans cesse ses limites ? Où puisent-ils leur ténacité hors normes ? Comment concilient-ils leur carrière avec leur vie privée ? La beauté du geste sportif doit beaucoup à la force du mental. Ce que d'autres appellent sacrifices, eux les considèrent comme des choix de vie. Ils sont prêts à tout pour une fulguration, une grâce d'une poignée de secondes.
    La victoire n'est pas toujours au rendez-vous, mais la défaite est une étape nécessaire : c'est elle qui leur permet de se dépasser et de poursuivre leur rêve. S'ils vivent l'échec en solitaire, ils sont transportés par la liesse du public quand ils gagnent. Souvent adulés comme de véritables héros par les spectateurs, les sportifs sont avant tout des artistes à l'oeuvre éphémère. Antoine Albeau, Léonore Baulac, Vincent Clerc, Justine Dupont, François Gabart, Bernard Hinault, Muriel Hurtis, Arnaud Jerald, Michaël Jeremiasz, Bixente Lizarazu, Aurélie Muller, Sarah Ourahmoune, Isabelle Severino, Adrien Théaux et Xavier Thevenard : ces champions se sont livrés à Virginie Troussier, dont la plume claire et sensible porte une histoire de souffle, intime et pudique.
    Ecrivaine et journaliste, Virginie Troussier collabore à Montagnes Magazine et Alpes Magazine. Elle a publié des romans et des biographies de sportifs. Son dernier ouvrage, Au milieu de l'été, un invincible hiver, est paru en janvier 2021 aux éditions Guérin.

  • " Mon boulot consiste à accueillir des joueurs de tennis venus de tous les pays, champions en devenir, à l'apogée ou sur le retour, des types formidables ou bien des "baltringues' de toutes espèces. " A 82 ans et toujours sur la brèche, incollable sur la jeune génération comme sur les champions du passé, c'est comme ça qu'elle s'exprime, Danielle Bombardier - Babie pour les intimes : de sa voix rocailleuse, ensoleillée par son enfance au Maroc, voilée par trop de cigarettes fumées nerveusement, avec des mots crus qu'on lui pardonne.
    Un parcours en forme de feu d'artifice, dont le final n'est pas à l'ordre du jour. Attachée au service " Relations joueurs " à Roland- Garros de 1973 à 1983, en plein boom du tennis, puis dans les plus prestigieux tournois français qu'elle a contribué à faire prospérer, ce petit bout de femme est une grande gueule, dotée d'un coeur débordant d'amour et d'humour. Danielle Bombardier, meilleure amie de Yannick Noah, nous propose une immersion totale dans l'univers bruissant des coulisses du tennis professionnel.
    Une aventure humaine, riche en amitié.

  • « Sept mois avant les jeux Olympiques d'hiver de Sotchi en 2014, des informations sur un système de triche organisée des athlètes russes ont commencé à circuler. Deux ans plus tard, l'étendue du programme de dopage étatique au coeur du sport soviétique et russe depuis des décennies fut révélée au monde entier. Ce programme de dopage systématique, le plus efficace de tous les temps, je l'ai mis au point, en tant que chimiste et directeur du bien mal nommé centre antidopage de Moscou. Et avec le soutien du FSB, de la police secrète et du gouvernement. Depuis, je suis en exil involontaire de ma patrie, sous protection, craignant chaque jour pour ma vie. Voici mon histoire. »

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