• Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020, Édouard Philippe a été Premier ministre et Gilles Boyer son conseiller avant d'être élu député européen. Depuis vingt ans, ils ont partagé tous les combats et ont vécu ensemble ces 1 145 jours à Matignon. Il en reste des images, des moments, des lieux, des rencontres, des décisions difficiles, des crises violentes et imprévues : en définitive, des impressions qui peuvent, parfois, laisser entrevoir quelques lignes claires.

    Édouard Philippe et Gilles Boyer nous offrent un livre majeur, un témoignage exceptionnel, entre le récit et l'essai sur l'art de gouverner. C'est une leçon d'histoire et un éclairage unique sur les actes, les lieux, les hommes du pouvoir.

  • « Le 10 mai 1981, nous vivons intensément, rue de Solférino, ce qui va devenir un moment très particulier pour la France : le premier gouvernement de gauche depuis 1936. Je suis pris dans l'euphorie de l'instant que j'espère depuis bientôt dix ans, dont d'autres rêvent depuis bien plus longtemps... Serons-nous à la hauteur des espoirs des quinze millions d'électeurs qui ont voté pour François Mitterrand ?
    Pour beaucoup, le 10 mai 1981 évoque davantage qu'une simple alternance : un ensemble considérable de réformes institutionnelles, culturelles, sociales et économiques. Comme on n'en avait pas vu en France depuis 1945, grâce au Programme commun de la gauche. Des réformes dont le pays bénéficie toujours.
    En ce jour très sombre de février 2021, où tant de drames et de menaces s'accumulent sur le destin de tant de gens, sur mon pays, sur l'Europe, sur l'humanité, sur la vie même, je commence à écrire ce récit. Les idéaux d'autrefois ont explosé ; en France en tout cas, l'espérance de la gauche s'est, au moins provisoirement, effondrée.
    C'est aujourd'hui, au crépuscule de ma vie, que l'envie me vient de me retourner vers le joli mois de mai 1981. Non par nostalgie, quarante ans plus tard, mais parce qu'il faut se souvenir de ce dont on a de bonnes raisons d'être fier. Et parce que le fil de cette histoire retrouvée nourrit la promesse de jours plus heureux encore.
    Je vous invite à une promenade dans mes souvenirs, à une chevauchée au gré des moments qui marquent un parcours. Pour éclairer le présent et l'avenir. ».
    J. A.

  • La conseillère

    Olivier Faye

    • Fayard
    • 3 Mars 2021

    E livre jette pour la première fois la lumière sur Marie-France Garaud, cette femme de l'ombre qui s'est imposée dans les couloirs du pouvoir comme la plus puissante de l'histoire de la Ve République, murmurant à l'oreille d'un président - Georges Pompidou -, avant d'en façonner un autre, Jacques Chirac. Un homme qui finira par lui échapper dans une rupture violente.

    Elle a été la femme la plus puissante de la France contemporaine, mais personne n'a jamais raconté son histoire.
    Pendant près d'une décennie, Marie-France Garaud a régné depuis la coulisse sur la vie politique de notre pays. Conseillère de Georges Pompidou à l'Élysée, elle faisait et défaisait les carrières dans son bureau.
    /> Le gaullisme tourne alors la page du Général, et une nouvelle génération cherche à se faire une place.
    Avec son alter ego, Pierre Juillet, Garaud jette son dévolu sur Jacques Chirac, un jeune ministre ambitieux au caractère incertain, avec l'idée d'en faire un président à son image. Autoritaire et conservatrice, charmante et libre, la conseillère exerce sur lui un véritable empire.
    Telle Agrippine, mère et régente de Néron, cette Poitevine jouit du pouvoir par procuration. Jusqu'à la chute, et à la rupture.
    Cette enquête documentée et vivante jette enfin la lumière sur une femme iconique, la première « spin doctor » à la française.

  • S'adressant à l'électeur d'Emmanuel Macron, François Bégaudeau fait la somme des aveuglements qui le font se prendre pour un progressiste de pointe là où il n'est qu'un conservateur de base.
    Tu es un bourgeois. Mais le propre du bourgeois, c'est de ne jamais se reconnaître comme tel.

    Petit test : tu votes toujours au second tour des élections quand l'extrême droite y est qualifiée, pour lui faire barrage. Par conséquent, l'abstention te paraît à la fois indigne et incompréhensible. Tu redoutes les populismes, dont tu parles le plus souvent au pluriel. Tu es bien convaincu qu'au fond les extrêmes se touchent. L'élection de Donald Trump et le Brexit t'ont inspiré une sainte horreur, mais depuis lors tu ne suis que d'assez loin ce qui se passe aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Naturellement tu dénonces les conflits d'intérêts, mais tu penses qu'en voir partout relève du complotisme. Tu utilises parfois (souvent ?) dans une même phrase les mots racisme, nationalisme, xénophobie et repli sur soi. Tu leur préfères définitivement le mot ouverture.

    Si tu as répondu oui au moins une fois, ce livre parle de toi. Prends le risque de l'ouvrir.

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  • Il a été député, premier vice-président du Sénat, président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, ministre. Mais l'essentiel pour lui a toujours été Marseille, sa ville, dont il a été maire pendant 25 ans. Cet homme secret n'avait jamais raconté sa longue vie politique. Le bal des mégalos, le poison des ambitions et des egos, le spectacle quotidien des stratégies obliques et des trahisons planifiées, il a tout connu. Des coulisses kafkaïennes de l'administration aux grèves surprises de certains syndicats, Jean-Claude Gaudin, entouré d'une équipe soudée, a gouverné la ville pendant toutes ces années sous pression, celle légitime bien sûr des habitants, mais aussi de tous les lobbies, de toutes les institutions. Et puis, il y a la légende noire de Marseille, qui donne à l'auteur l'occasion de distinguer le vrai du faux, la réalité du fantasme - découpage électoral inique, clientélisme à visage découvert, délinquance des cités, affaires de l'OM et tant d'autres où l'on sollicite l'arbitrage du maire. Il évoque enfin avec une certaine ironie et une rare liberté de ton tous ceux qui ont aspiré à sa succession. Car ce catholique sincère pratique le pardon, mais n'oublie pas l'offense ! De Tapie à Defferre, de Sarkozy à Hollande, de Chirac à Simone Veil, pour n'en citer que quelques-uns, les éminences traversent ce livre riche en confidences, tout en restant pudique. Le Président Macron lui-même s'était interrogé, lors de leur première rencontre, sur le secret de cette carrière hors normes : « Comment avez-vous fait pour durer si longtemps? »

  • De Brégançon à l'île Maurice, de la Bretagne au Congo, enpassant par Hossegor ou le cap Nègre, Pierrick Geais nous faitrevivre les étés des présidents de la Cinquième République. Si leurs vacances s'apparentent à une mise en scène de leurvie privée, elles exposent aussi leur vision du pouvoir. Ainsi,Georges Pompidou, tout juste élu, décide d'abandonner ladolce vita de Saint-Tropez, pour s'afficher en chef d'Étattravailleur et proche de sa famille. Nicolas Sarkozy, lui, ens'échappant à Wolfeboro, donne le ton d'un quinquennat« bling-bling ». Ces cartes postales estivales sont l'occasionde relater des épisodes croustillants : les soirées du généralde Gaulle devant Intervilles, les safaris de Valéry Giscardd'Estaing, les escapades secrètes de Jacques Chirac, lamaison cachée de François Mitterrand, la parfaite maîtrisedu jet-ski d'Emmanuel Macron...Une excursion dans les lieux de villégiature présidentiels,entre anecdotes légères, moments d'intimité et crisesgouvernementales. Quand les petites histoires croisentla grande.Pierrick Geais est journaliste à Vanity Fair.

  • Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque « crise de gouvernabilité ».
    Aux États-Unis, le phénomène inquiétait tout particulièrement le monde des affaires, lui qui était mis en cause de toutes parts, confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une « révolution managériale » réelle ou supposée, à des mobilisations écologistes inédites vécues comme des « attaques sur la libre entreprise », à l'essor concomitant de nouvelles régulations sociales et environnementales, et - racine de tous les maux - aux ravages de ce que Friedrich Hayek fustigeait alors comme une « démocratie sans limite ».
    C'est à cette occasion que furent élaborées, par réaction, dans un mouvement de contre-offensive multiforme face à cette vague de révolte généralisée, de nouvelles tactiques politiques destinées à l'endiguer et à la neutraliser, de nouveaux arts de gouverner encore actifs aujourd'hui - une nouvelle gouvernance capitaliste dont ce livre propose de retracer, en faisant le récit des conflits qui en constituent les sources, l'histoire philosophique.

  • Ils agissent dans l'ombre, sur les terrains les plus hostiles, se glissent dans la nuit et frappent là où personne ne les attend. Par la mer et par les airs, ces membres des unités des forces spéciales de la Marine nationale sont ceux qu'on appelle en dernier recours. Nageurs de combat, tireurs de précision, experts en explosifs, chuteurs opérationnels, ils appartiennent aux commandos Hubert, Trépel, Jaubert, Montfort, Penfentenyo, Kieffer et Ponchardier.
    Leurs missions sont secrètes et rien n'en filtre jamais. Appuis et destructions à terre, contre-terrorisme, opérations sous-marines, lutte contre la piraterie, renseignement en zones de guerre, libération d'otages, assauts en haute mer. Des hommes "au coeur des tempêtes" qui agissent souvent loin des côtes françaises et de toute médiatisation. Un récit haletant sur ce que vivent ces guerriers d'élite, qui se lit comme on regarderait une série !

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  • Servir

    Pierre de Villiers

    • Pluriel
    • 14 Novembre 2018

    «  Le lundi 17 juillet 2017, dans la solitude de mon bureau, après mûre réflexion, je viens de prendre la décision de quitter ma fonction de chef d'État-major des armées. Cette démission, que rien n'annonçait quinze jours plus tôt, était devenue pour moi un devoir.
    J'ai désormais une responsabilité, celle de dire la vérité sur les menaces auxquelles nous devons faire face et sur les défis de nos armées. Ainsi, les Français pourront mieux comprendre.
    Ce livre est un appel. Oui, nous pouvons être fiers de notre beau pays et de son armée. Oui, cette nation est fidèle à son histoire quand elle est rassemblée.
    Je veux parler de nos forces, de nos fragilités, de notre courage, de notre honneur. Je veux servir.  »   Une plongée dans la pensée profonde du Général Pierre de Villiers, et une synthèse des enjeux de sécurité et de défense actuels.
      Postface inédite   Pierre de Villiers, général français, a été Chef d'État-major des armées de 2014 à 2017. Il est désormais président d'une société de conseil en stratégie.
       

  • L'ancien secrétaire général de l'Élysée raconte quarante ans de notre vie politique.
    Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron : Jean-Pierre Jouyet a servi quatre présidents de la République.
    Il a tout vu et (presque) tout connu.
    De l'Élysée à Bercy, de la Commission européenne à Matignon, il a vu fonctionner l'État de l'intérieur. Avec ses forces et ses faiblesses !
    Il a aimé travailler pour l'intérêt général.
    Mais il a détesté les archaïsmes du pouvoir, l'inertie des corporatismes... et certaines polémiques.
    Un récit d'une grande liberté de ton sur un petit monde qui prétend nous diriger. Un témoignage exceptionnel, parfois féroce, toujours informé.

  • L'Union Syndicale Solidaires représente une tentative pour retrouver un syndicalisme de contestation, contre les stratégies de cogestion prônées par le patronat et les gouvernements en place et le choix de la négociation adoptés par d'autres centrales syndicales. Depuis les années 1990, elle a tenté d'insuffler d'autres pratiques syndicales, moins bureaucratiques et plus branchées sur les luttes interprofessionnelles. Mais la spécificité de Solidaires se manifeste aussi dans la trajectoire de ses militants, dont certains ont tenté de reconvertir la dynamique du syndicalisme autogestionnaire dans la défense des salariés fragilisés et précarisés par la dérégulation croissante du marché du travail. Ce livre s'attache aux difficultés rencontrées par une telle rénovation du syndicalisme, mais il trace aussi des pistes de réflexion sur les conditions d'un rapprochement entre causes syndicales et luttes sociales.

  • « Pourquoi m'avoir exclue de leur histoire ? D'un commun accord, ils ne tenaient pas à me relier à leur passé. J'aime à croire qu'ils voulaient m'en protéger. »Fille de Régis Debray et d'Élizabeth Burgos, dont l'aventure commune a toujours gardé sa part de mystère, l'auteure les raconte. De Saint-Germain-des-Prés à Fidel Castro, au Che, aux geôles boliviennes, à la France de Mitterrand, la grande histoire est intimement mêlée à la leur, celle d'un couple, et ensuite d'une enfant. Comment se construire entre ces monstres sacrés dont le combat politique et intellectuel fut l'unique obsession ? Avec la distance d'une historienne et la curiosité d'une fille, ce livre est le regard d'une génération sur la précédente.La brillante confession d'une enfant du XXE siècle finissant ne manque ni d'humour, ni de sel, ni de style. Jean-Christophe Buisson, Le Figaro Magazine.Prix du livre politique 2018.Prix des députés 2018.Prix Étudiant du livre politique France culture 2018.

  • Le 13 novembre 2015, dans la cellule de crise du ministère de l'Intérieur, place Beauvau, François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve sont livides. Sidérés, ils reçoivent le récit des événements en cours. Le massacre qui se déroule au coeur de la capitale dépasse leur entendement. Quelques minutes plus tard, le chef de l'Etat annonce dans une courte allocution qu'il place la France sous état d'urgence, un régime d'exception accordant au ministère de l'Intérieur des pouvoirs très larges, dérogatoires du droit commun.
    La stupeur émotionnelle a ouvert la porte à la gestion urgentiste de la peur. Et cette dernière a modifié en profondeur le fonctionnement de nos institutions, depuis la place du renseignement jusqu'à l'action même du Parlement, mettant à mal notre démocratie. Au fil d'une enquête passionnante dans les coulisses de l'Etat, Jacques Follorou, en s'appuyant sur des entretiens inédits, nous montre comment nos institutions démocratiques ont plié sous le pouvoir d'un exécutif toujours plus puissant.

  • On dit parfois la politique ennuyeuse : rien de plus faux. À l'heure des réseaux et de l'info en direct, elle n'est que surprises et rebondissements, embardées et retournements. Pourquoi en laisser le récit à l'image et au son ? L'écrit ne perd pas sa fonction dans cette histoire trépidante, s'il allie rapidité et pertinence.

    Journal des innovations, Libération pouvait accueillir, mieux que d'autres journaux, les lettres politiques quotidiennes en ligne qui conteraient jour après jour l'histoire de ce macronisme inédit et virevoltant, irrésistible dans son ascension, si faillible dans son déclin. Et pourquoi s'ennuyer ? Le théâtre politique est plus souvent une comédie qu'une tragédie. Cette drôlerie, cette ironie des destins, ces sarcasmes du sort devaient tisser le récit autant que les épreuves et les drames, qui n'ont pas manqué non plus.

    Ce livre, où le rythme quotidien oblige à la légèreté et à la réflexion mêlés, est celui d'un éditorialiste critique à qui on a lâché la bride, assorti d'une postface qui tire les leçons de trois ans de révolution politique, de révoltes sociales et de destins brisés ou magnifiés.

    Devenue culte, la « Lettre politique », écrite quotidienne par Laurent Joffrin depuis 2017 sur Libé.fr, est lue par plus de 60 000 lecteurs.

  • Depuis deux siècles, la France connaît une grande fréquence de changements de régimes, à travers la révolution et le coup d'État. Ces caractéristiques mettent en lumière la fragilité constante du pacte constitutionnel dans notre pays.
    Pour comprendre la façon dont les questions institutionnelles irriguent et orientent la vie politique française depuis le XIXe siècle, l'auteur propose une histoire vivante, prise dans la dynamique des personnages, des gouvernements, des assemblées, des manifestations populaires et des révolutions.
    Il montre l'élaboration de ces institutions, leur fonctionnement et leur adaptation à des conjonctures très diverses. Il éclaire leur rôle toujours croissant dans le cadre d'un État dont la présence s'intensifie et s'étend davantage, au niveau national comme dans la vie politique locale. Il interroge également le « quatrième pouvoir », celui des médias qui appuient ou contestent les institutions et leur pratique. Enfin, il se penche sur le rôle des crises - manifestations, insurrections, révolutions - qui n'ont jamais cessé de rythmer notre histoire et demeurent plus que jamais d'actualité.

  • Alors que l'on croyait en avoir fini avec la religion sous la poussée d'une modernité occidentale qui semblait en avoir fortement réduit l'impact social, la religion occupe à nouveau une place centrale dans l'actualité française. Elle est au coeur de discussions et polémiques sociales ; elle figure également à l'agenda politique, les autorités publiques cherchant à redéfinir aussi bien les conditions d'exercice de la liberté religieuse et ses limites que le point d'équilibre à trouver pour garantir la neutralité religieuse de l'État dans la société. Dans ce contexte, les diverses religions relisent leurs traditions et l'actualisent, suscitant des réactions diverses en leur sein.
    Cet ouvrage présente, de la manière la plus complète possible, les grandes données dont nous disposons actuellement sur les reconfigurations contemporaines du religieux en France : net décrochage du catholicisme, progression des « sans religion », croissance de certaines croyances, brouillage des frontières précises entre les religieux et les non-religieux avec des minorités significatives de religieux non-croyant et de sans religion croyant, inversion de la corrélation entre engagement religieux et grande agglomération d'une part et entre engagement religieux et âge d'autre part...
    Congédiant l'idée selon laquelle plus de modernité signifierait moins de religion, cet ouvrage vient également montrer que, bien au contraire, l'ultramodernité contemporaine entraîne de profonds bouleversements du religieux qui ont des conséquences politiques, sociales et culturelles dont on ne mesure pas suffisamment l'ampleur.

  • La V République s'installe à un moment où deux processus complexes et à géométrie variable - la décolonisation, d'une part, et l'essor économique sans précédent, de l'autre - dessinent de nouveaux périmètres pour la vie de la Cité. Après un demi-siècle d'existence, ce régime, qui apparut à beaucoup comme la structure politique d'accompagnement de la modernisation du pays et de sa métamorphose, semble peiner à conduire la nouvelle mue de la société française au sein d'un monde globalisé.
    En historien, Jean-François Sirinelli observe le fonctionnement de l'écosystème quintorépublicain.
    Il en analyse les crises conjoncturelles et éclaire les mouvements structurels de la démocratie française de ces cinquante dernières années.

  • « La politique, ce n'est pas pour moi, c'est trop compliqué, et ça ne sert à rien ! » Combien de fois n'avons-nous pas entendu cette phrase ? De plus en plus rétifs aux appareils politiques, trop sclérosés et conformistes, les Français n'en demeurent pas moins passionnés par la chose publique, et restent très attachés à des idées comme la transparence, la démocratie participative et le non-cumul. Mais trop souvent, il leur manque les clés pour se lancer eux-mêmes et faire la politique .
    Ce guide pratique relève un défi : lutter contre la lassitude des citoyens et leur donner envie de se présenter à des élections locales pour passer à l'action. Il aide à décrypter, par des explications simples et concrètes, le jargon d'un conseil municipal ou de l'administration, à décoder le fonctionnement de la vie politique locale et le « qui fait quoi » et à connaître les démarches nécessaires (et les obstacles).
    Dans la deuxième partie, l'auteur met en lumière cinq initiatives communales innovantes et efficaces qui redonnent une crédibilité à l'action politique locale.

  • La démocratie libérale , il y a encore peu de temps, semblait être le dernier mot de l'histoire. Aujourd'hui des signaux de crise se manifestent un peu partout dans le monde : France, Royaume-Uni ou encore en Suisse. En même temps, différentes formes de renouveau démocratique apparaissent. Souvent en lien avec les outils numériques, elles visent à rendre la démocratie plus participative. L'engagement citoyen prend de nouvelles formes militantes et associatives. Le gouvernement explore de nouvelles options pour renouveler le modèle démocratique mais est-ce suffisant ?

  • « Il faut en finir avec les visions stéréotypées de Mai 68, qui vont à coup sûr nourrir les célébrations comme les vitupérations, les nostalgies comme les procès de ce mois symbolique à l'occasion de son cinquantenaire.
    Au fond, en Mai 68, ce qui nous animait, ce qui nous enthousiasmait, était la conviction qu'il fallait en finir avec les places sociales, que le renversement de l'impitoyable, de la sordide hiérarchie des fortunes, des libertés et des pouvoirs était politiquement possible, à travers un type inédit de prise de parole et la recherche tâtonnante de formes d'organisation adéquates à la nouveauté de l'événement.
    Si nous portons toutes les leçons de Mai 68 au coeur du monde vivant, nous pourrons, oui, mais seulement sous ces conditions, redire et suivre l'appel de Mao : «On a raison de se révolter.» »

  • Depuis des siècles, notre France est humaniste, cosmopolite, ouverte sur les autres, le monde et l'avenir. Elle n'a jamais été ce pays clos, cette société monochrome et cette identité univoque que les réactionnaires prétendent ressusciter.
    Profitant du silence et de l'indolence des héritiers supposés de Voltaire et Hugo, les rejetons de Maurras et Barrès ont kidnappé notre histoire. Devenus maîtres du passé, ils contrôlent le présent et oblitèrent l'avenir.
    Face à la tentation du repli qui submerge notre nation, il est temps de reprendre le récit français des mains de ceux qui l'avilissent. Temps de réapprendre à dire et à aimer ce que nous sommes. De retourner aux sources de notre France pour la faire vivre à nouveau.
    R. G.
    />   Raphaël Glucksmann retourne le passé contre les passéistes. Libération.
      Un essai courageux.  Le Monde.
      Une plongée dans la structure progressiste et ouverte de l'identité française, une réponse au déclinisme.  Les Inrockuptibles.

  • « Ce «magnifique pays d'assistés», c'est ainsi que nous voit The Guardian de Londres. Pays de fonctionnaires, de retraités, de profiteurs de l'État-providence. Certes, The Guardian reconnaît que grâce au système de Sécurité sociale il y a moins d'écart entre les riches et les pauvres en France qu'au Royaume-Uni ; mais ce système de providence étatique diminue notre esprit de conquête. Refus du risque égale rente, égale peur ? Bureaucratie égal inefficacité ? Vraies ou fausses questions ? Elles sont au coeur des reproches des patrons, qui ne cessent de râler contre les formulaires qu'on leur demande sans cesse de remplir et contre cette bureaucratie... qui ne se laisse pas faire. » Ce mélange unique d'histoire économique, de liberté pamphlétaire, de traditions bousculées, de foucades, de bagarres utiles ou de mécontentements joyeux : c'est la parole de Bernard Maris, et son regard incomparable. Mais oui, souriez, vous êtes français ! Traversez notre beau et bizarre pays, comprenez-le, aimez-le, changez-le !

  • Cette 12e édition présente les collectivités territoriales françaises en 2021, après les transformations intervenues avec leslois MAPTAM (2014) et NOTRe(2015), le redécoupage des régions... Les nouvelles obligations pesant sur les élus depuis les lois de 2017 pour la confiance dans la vie politique, les évolutions relatives au statut de Paris, de la Nouvelle-Calédonie ou la nouvelle collectivité de Corse depuis le 1er janvier 2018 sont également exposées, de même que les inévitables répercussions de la crise sanitaire sur les finances locales. Les questions-réponses (une centaine) sont organisées autour de six thèmes : les différentes catégories de collectivités territoriales, les grands principes les régissant, leurs compétences, leurs finances, la démocratie locale et l'intercommunalité.

  • Ce livre est un hybride d'un genre nouveau. Tissant habilement réel et fiction, il invite le lecteur, sur les traces de Pierre Mansat, adjoint communiste au maire de Paris, à plonger au coeur de l'invention métropolitaine du projet du grand Paris, aux côtés de Bertrand Delanoë.
    Le récit de ce projet, incarné et porté pendant treize ans par cet homme de conviction forgé à la pensée communiste, nous permet de pénétrer la politique telle qu'elle se fait, avec ses élans, ses visions, ses débats, ses échecs.
    Mais en parallèle du témoignage sincère et enlevé de Pierre Mansat, une autre partition se joue, en intermèdes : celle d'un roman noir signé Christian Lefèvre, un récit décalé répondant à tous les critères du genre, éclairant l'expérience de Pierre d'un jour nouveau, offrant au lecteur une respiration dont les ressorts narratifs s'enchevêtrent si bien avec le réel qu'on ne sait plus, à la fin, démêler le vrai du faux...

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