Norman Mailer

  • Le combat du siècle

    Norman Mailer

    En 1974, au championnat mondial de boxe poids lourds à Kinshasa, au Zaïre, Mohammed Ali affronte George Foreman, le tenant du titre. Le combat, organisé par Don King et récupéré à des fins politiques par le président Mobutu, a lieu dans une ambiance survoltée au milieu de 68 000 spectateurs. Les armes de Foreman sont le silence, la sérénité et la ruse. Jamais encore il n'a été battu. Ses mains sont le seul instrument qu'il possède : «Il les tenait dans sa poche comme un chasseur laisse son fusil dans un étui de velours.» Ali a pour lui l'intimidation, la rapidité, une intelligence tactique hors du commun et un charisme exceptionnel : «Je suis le maître de la danse, un grand artiste.» Leur rencontre est celle de deux volontés de fer, deux ego monumentaux.
    Ce récit dense et magnétique couvre les semaines de préparation des deux champions assiégés par les médias du monde entier, jusqu'au combat lui-même.

  • Norman Mailer n'est pas seulement l'auteur récompensé deux fois du prix Pulitzer, pour Le Chant du bourreau et Les Armées de la nuit. Il est, dès le début des années 1960, une des personnalités les plus remuantes de la société américaine. Ses interventions, qu'elles soient de nature politique, sociale ou culturelle, ses prises de position fracassantes déconcertent, dérangent, irritent parfois, mais ne laissent personne indifférent.
    Morceaux de bravoure réunit quelques-uns des textes les plus marquants de ces années-là. Jouant avec un égal bonheur du style écrit et du style parlé, Mailer y promène un regard perçant sur une multitude de sujets - le sexe, la politique, l'écriture, l'art, le succès, la télévision, le Watergate, la CIA, l'espionnage... S'en dégage par touches successives un tableau de la société américaine du XXe siècle.

  • C'est pour répondre au livre de Kate Millett La Politique du mâle, brûlot antisexiste paru en 1970 et qui dénonçait notamment les écrits de D. H. Lawrence et de Henry Miller, que Norman Mailer a rédigé cet extraordinaire pamphlet antiféministe. Avec sa fougue habituelle, il revient sur les fondements des mouvements féministes, en particulier ceux de la deuxième vague, et démontre l'absurdité des positions les plus extrêmes. Quand Norman Mailer s'attaque aux dérives du féminisme, il n'y va pas avec des pincettes. C'est plein de contradictions sans doute, parfois déraisonnable, mais toujours écrit d'une plume virtuose, qui conjugue férocité, virulence et satire. Mailer fait preuve ici d'un art consommé de l'autodérision et d'un sens de l'humour qui donnent à son livre une dimension comique absolument irrésistible. Scandaleux au possible, celui-ci reste d'une actualité frappante.

  • Hipsters

    Norman Mailer

    Le hipster n'est pas un nouveau phénomène de société : il était là dès les années 1950 !
    Extrait de The White Negro: Superficial Reflections on the Hipster (1957), ce texte inédit en français dresse un portrait des premiers hipsters blancs, qui se sont appropriés les codes culturels et les recherches existentialistes de la condition Noire.

  • Ces "essais, reportages et ruminations", tous inédits en français, composent un extraordinaire portrait historique, social et culturel de l'Amérique contemporaine.
    Ils révèlent un Norman Mailer inattendu, romancier n'hésitant pas à aller "au charbon", à se frotter à la réalité multiple et changeante de son pays. Ce livre apporte un précieux complément à des classiques maileriens d'investigation tels que Les Armées de la nuit, Le Chant du bourreau, ou Oswald, un mystère américain.

  • Depuis qu'en août 1962 la nuit s'est refermée sur Marilyn Monroe, son fantôme ne cesse de hanter les plus grands créateurs. Parmi ces derniers, Norman Mailer a été l'un des premiers à prêter sa voix à la star hollywoodienne, ou plutôt à imaginer la sienne. Car c'est elle qui parle ici, évoquant les temps forts et parfois tragiques d'une vie aux succès incertains, aux amours difficiles, aux lendemains alourdis par un passé sans cesse recommencé.
    On trouvera dans ces pages le portrait le plus bouleversant jamais tracé d'une femme pour qui le bonheur fut une oasis reculant sans cesse, comme un mirage à l'horizon. C'est Mailer qui tient la plume, et c'est Marilyn que l'on entend.

  • Rivage de barbarie

    Norman Mailer

    Dans un infect meublé des hauteurs de brooklyn, vivent, s'aiment, se haïssent :
    - un amnésique cherchant désespérément son passé ;
    - une logeuse mythomane et nymphomane ;
    - une petite fille apeurée ;
    - un marxiste en rupture de ban ;
    - un agent secret du f.
    B. i. ;
    - une jeune schizophrène à la dérive.
    Toute la violence et la cruauté de l'auteur de les nus et les morts.

    Traduit de l'anglais par claude elsen et bernard heuvelmans.

  • Seul Mailer, dans son dernier roman, pouvait ainsi jouer avec le Diable. Parents incestueux, frères et soeurs misérables, obsessions sexuelles... Dans cet environnement propice, le petit Adolf développe un narcissisme exacerbé et un appétit de massacre aussi délirant que diabolique.

  • C'est avec Le Chant du bourreau que Norman Mailer offre au nouveau journalisme ses plus belles lettres de noblesse.

    Gary Gilmore vient d'une famille de mormons et, à trente-cinq ans, il a passé plus de temps en prison qu'en liberté. En juillet 1976, alors qu'il est en conditionnelle, il attaque une station-service et un motel pour quelques dollars dans la caisse, et abat deux hommes. Arrêté, il est jugé et condamné à la peine de mort. La singularité du cas Gilmore : il refuse tout recours en grâce. Après son procès, il aurait pu faire appel et la peine aurait été aisément commuée en prison à vie, mais Gilmore refuse. Pis, il se bat même pour son exécution, qui aura lieu le 17 janvier 1977 au pénitencier de l'Utah.En refusant l'appel, Gilmore choisit la gloire. Comme le reste de l'Amérique, qui affectionne les anti-héros du gabarit de Gilmore, Norman Mailer se passionne pour son histoire d'une banalité extraordinaire et l'immortalise dans ce qui restera l'un des grands livres du nouveau journalisme. Le Chant du bourreau a nécessité à Norman Mailer trois ans d'enquête. Il s'appuie sur les témoignages de la famille de Gilmore, de ses amis, d'avocats, de gardiens de prison et de sa maîtresse, Nicole, une jeune femme confrontée à un monde impitoyable : tous mêlés d'une façon ou d'une autre à cette aventure hors du commun. Décrivant une Amérique que l'on voit rarement, celle des gens pauvres et déshérités de l'Ouest, Mailer fait de cette histoire pleine de bruit et de fureur une histoire d'amour brûlante qui, même dans la mort, reste encore un défi.

  • En amour, qui sont les « vrais durs » ?

    À Provincetown, dans la trompeuse quiétude de la morte-saison, Tim Madden, écrivain raté et amateur de femmes, noie son ennui dans le bourbon.
    Un matin de plus, il se réveille avec une formidable gueule de bois. À son grand étonnement, il découvre un curieux tatouage sur son bras, du sang dans sa voiture et, dans sa réserve de cannabis, la tête proprement coupée d'une belle blonde platinée. Tim est-il pour autant un assassin ? Impatient de connaître la réponse, il se lance dans une enquête personnelle qui lui donnera l'occasion de rencontrer des personnages hauts en couleur : des ex-boxeurs, des repris de justice, une ancienne maîtresse et, surtout, son père, Big Mac, qui reste l'une des créations les plus mémorables de Norman Mailer.
    Le crime, pour odieux quil soit, n'est que prétexte à létude de ces pauvres âmes perdues qui errent dans un monde absurde. On est loin de lAmérique puritaine, mais bien proche de lAmérique malade de lère post-Vietnam, malade de sa liberté sexuelle et de la quasi libre consommation du haschisch. Dans ce monde où les frontières entre la police et la pègre sont ténues, aucune rédemption possible pour ces individus totalement pris au piège des jeux et enjeux de la chair. Le nom de Reagan, qui apparaît subtilement à la fin, permet de dater le livre, enraciné dans son époque, mais qui sinscrit plus largement dans une grande tradition littéraire américaine détude de m½urs tragi-comique. Un tableau terrible et drôle à la fois.


    Le 10 novembre 2007, Norman Mailer, monstre sacré de la littérature américaine, disparaît à lâge de quatre-vingt-quatre ans. Il laisse derrière lui une ½uvre considérable, mélange décrits journalistiques et de romans, avec notamment Les Nus et les Morts, Rivages de barbarie, Un rêve américain, ou encore Harlot et son fantôme. Lauréat du prix Pulitzer pour Les Armées de la nuit (également récompensé par le National Book Award) en 1969, il a obtenu une seconde fois le Pulitzer, onze ans plus tard, pour Le Chant du bourreau, déjà réédité dans la collection « Pavillons poche ».


  • Bivouac sur la lune, publié pour la première fois en France en 1971, constitue l'un des premiers récits de reportage sur l'épopée lunaire américaine. Engagé par Life Magazine pour couvrir le vol d'Apollo 11, Norman Mailer livre un récit très personnel du voyage des astronautes sur la lune - représentants à ses yeux de la petite-bourgeoisie américaine WASP -, auquel il mêle son propre voyageur intérieur. En disciple de la contre-culture, il réfléchit à la signification du vol spatial et à la tentation de conquérir l'impossible. Mais il revient aussi sur la fameuse année 69 (Woodstock, meurtre de Sharon Tate, etc.) et sur ses propres déboires, comme son quatrième divorce. Dans son récit, il confesse son scepticisme et ses interrogations, mais il finit par accepter le triomphe de la technologie, l'héroïsme de la NASA et regrette, comme bien d'autres, de ne pas être dans le module qui conduira les trois héros de l'Amérique sur la lune.

  • Jésus de Nazareth prend enfin la parole afin de retracer sa propre histoire car, selon lui, ses disciples ont donné une version des faits parfois un peu romancée.
    Et c'est sous la plume de Norman Mailer que se recrée, non sans audace, la vie de celui qui depuis deux mille ans a influencé si fortement le cours de nos sociétés occidentales et gouverne nos triomphes et nos désordres, nos harmonies et nos discordes.
    Un Jésus inattendu, mis en scène en famille au milieu de ses frères et de son beau-père Joseph le charpentier, qui s'emporte contre son Père et tempête contre Judas, livre sans états d'âme dans un véritable évangile apocryphe ses pensées les plus intimes sur le cours de son destin.
    Restant que plus près du Nouveau Testament, l'auteur nous offre par cette autobiographie posthume la vision d'un Jésus encore plus humain, en proie au doute, à l'angoisse, à la peur, à la tentation, et signe ici son oeuvre la plus étonnante et peut-être la plus personnelle.
    " Un ouvrage d'une puissance intellectuelle considérable ".
    Franck Kermode, The New York Review of Books " Cet Evangile possède une mystérieuse dignité biblique, le ton est subtilement pénétrant ". John Updike, The New Yorker " Le Jésus de Mailer... possède un regard aigu et le don de surprendre par des images qui cristallisent l'émotion du lecteur ". Reynold Price, The New York Times Book Review

  • Au-delà de la guerre en Irak, quels sont les motifs secrets de l'administration Bush ? Cette formidable présence militaire au Moyen-Orient est-elle destinée à servir de tremplin à l'hégémonie des Etats-Unis sur le reste du monde ? Quelles sont les racines profondes du conservatisme américain ? Ses moyens, ses buts, sa morale ? Norman Mailer livre ici un texte percutant et sans concession - dans la lignée de son fameux livre publié il y a plus de trente ans, Pourquoi sommes-nous au Viet-Nam ? Mailer pense l'Amérique, pense le monde, au-delà des carcans religieux et de l'émotion qui modèlent les pensées et les actions des uns et des autres.Ces réflexions ont suscité de très vifs débats aux Etats-Unis.

  • Anglais The castle in the forest

    Norman Mailer

    • Abacus
    • 19 Novembre 2007

    * A bold and darkly funny novel about the family and early life of Adolf Hitler

  • L'ancien sénateur et écrivain raté Stephen Rojack assassine sa femme Deborah et maquille le meurtre en suicide. Pour Mailer, ce récit magistral, effrayant, est l'occasion d'étudier un double rapport psychologique: l'univers introspectif de Stephen, l'histoire de sa liaison avec Deborah. Mailer s'attaque avec une puissance saisissante aux maléfices de l'imaginaire américain: alcoolisme, cancer, sexe, argent, peur.

  • Pas question du Vietnam dans ce roman, mais d'une expédition de chasse, allégorique et obscène en Alaska. Deux personnages principaux, un adolescent de dix-huit ans névrosé et son père, fleur vénéneuse poussée sur le fumier de la haute société de Dallas. En les suivant à la poursuite des ours et des loups, peut-être comprendra-t-on pourquoi les Américains furent au Vietnam...

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