Parangon

  • Qu'est-ce qui lie les individus ? pourquoi agissent-ils ensemble ? voici les questions centrales de ce livre ! c'est dans l'analyse du caractère social que nous trouverons la clé de la compréhension du caractère des individus, de leurs visions du monde et de leurs actions, tout comme celle de la stabilité de notre société individualisée, fragmentée et déchirée.
    La subjectivité des individus socialisés, malgré l'apparence libre et ludique de notre société, est un ensemble de variations du caractère autoritaire intimement lié au capitalisme. l'analyse des expériences vécues des contradictions de notre société fait comprendre le lien abstrait entre les individus, lequel se crée et se reproduit grâce au caractère social qu'ils partagent : le caractère autoritaire.
    Les travaux désormais classiques de l'école de francfort permettent de comprendre pourquoi le caractère autoritaire s'est constitué et se reproduit dans la société. l'ouverture phénoménologique de ces travaux permet de mieux saisir la vie concrète dans notre société, les mondes de la vie et les modes d'expérience des individus ainsi que les médiations sociales qui les lient.

  • Le malaise, souvent et depuis longtemps évoqué ou dénoncé comme une fatalité de l'existence, existe et persiste dans la société. Ce livre propose une analyse du tiraillement entre les exigences auxquelles les individus sont confrontés, de leurs manques divers, de leur liberté de choix croissant et de la nécessité de vouloir faire ce qu'ils doivent faire. Comprendre ces phénomènes signifie en découvrir le sens pour les dépasser.

  • Découvrez Avenirs possibles - Du bâtiment de la société, de sa façade et de ses habitants, le livre de Jan Spurk. Le fatalisme règne en maître. Crise sur crise ! Les avenirs possibles semblent se réduire au choix entre l'adaptation aux contraintes économiques, sociales ou politiques et l'apocalypse. Ce livre présente les potentiels de dépassement du fatalisme dominant, qui existent dans nos sociétés contemporaines et les possibilités de créer d'autres avenirs qui ne consistent pas à s'adapter à la gestion des crises; des avenirs plus raisonnables et plus libres.


  • comment comprendre notre société et notre époque déchirée et fragmentée ? se donner les moyens de cette compréhension nécessite de forger une théorie critique de la société.
    l'auteur propose treize contributions à cette entreprise, qui sont autant d'interventions dans le débat à mener pour élaborer cette théorie. partant d'une réflexion sur la manière de constituer le lien social, jan spurk brosse quelques traits essentiels du tableau de nos sociétés au sein d'une europe émergente. il en explore les images et l'hétéronomie, se penche sur le déclin des classes sociales et l'apparition de l'individualisme sériel, revient sur la mobilisation de la subjectivité dans la constitution du lien social, s'interroge enfin sur l'héritage de l'ecole de francfort, de pierre naville, jean-paul sartre et pierre bourdieu.


  • Le Sarkophage paraît depuis le 14 juillet 2007 pour protester contre la mise sous camisole de nos espoirs d'émancipation.

    Nous avions en fondant ce journal d'analyse politique deux objectifs principaux : décrypter le sarkozysme, entendu comme l'importation en France de la révolution conservatrice mondiale et devenir l'un des vecteurs de l'émergence d'une nouvelle gauche, une gauche foncièrement partageuse, anticapitaliste, antiproductiviste, anticonsumériste et antilibérale. Les textes que nous reproduisons ici témoignent de la vigilance de nos auteurs.
    Ils ont été bien souvent capables de dégager le sens profond et caché du sarkozysme, dressant le paysage d'une France malmenée, défigurée, souffrante.

  • Sur l'amour. L'amour, matrice du lien social, est une construction lente et aventureuse, soumise à de nombreuses épreuves qui obligent les protagonistes à un travail sur eux-mêmes et qui n'existe donc pas sans conflit, sans vigilance et sans plaisir de la pensée.
    L'amour, tel qu'il semble être devenu dans nos sociétés contemporaines, est-il capable de se situer à cette hauteur ? En tout état de cause, sans amour véritable non seulement les amants se séparent, mais la société tout entière risque de se déliter.

  • Certes, nos sociétés européennes offrent encore largement des régimes de protection sociale.
    Mais ces derniers sont traversés par des mouvements d'inflexion qui conduisent à poser l'existence d'un nouvel ordre protectionnel. Traversé par de nombreuses contradictions, ce nouvel ordre protectionnel se cherche. Il se déclinerait ainsi comme un ordre biographique qui tente de s'installer au plus près des trajectoires et des parcours de vie. Enfin, le nouvel ordre protectionnel serait d'ordre fictionnel, il se nourrirait d'images, de représentations à l'horizon desquelles viendrait désormais poindre la sollicitude.

  • Avec la méticulosité du chercheur et la conviction de l'homme d'action, Karl Jaspers tente d'éclairer les fondements de l'institution universitaire et de nous mettre en garde contre ses dérives. Son principal souci est de distinguer l'institution de l'esprit de recherche. Au coeur de l'Université, recherche scientifique et enseignement sont indissociablement liés. Alors que l'institution tend à se figer, l'esprit qui anime la recherche doit garder toute la mobilité nécessaire à la quête de la vérité. La science, maître mot du plaidoyer de Jaspers, a pour vocation de livrer un éternel combat au préjugé et à la doxa. L'autonomie, la liberté et la science constituent l'essence de l'Université et sont le fondement de l'éducation qu'elle dispense, tandis que la soumission, la fausse discipline et la rigidité institutionnelle sont les ennemies de l'esprit. De l'Université renouvelle la question de l'Université en la considérant comme lieu et expression de l'humanisme.


  • le dialogue de foucault avec la psychanalyse n'est ni épisodique ni ponctuel, mais parcourt la totalité de son oeuvre.
    bien que la référence à la psychanalyse ne soit manifeste que dans quelques-uns de ses écrits, il existe en permanence une référence implicite, latente et virtuelle dans sa production. si sa lecture de la psychanalyse est toujours fragmentaire, elle est cependant insérée dans le champ de toutes les problématiques qui ont orienté sa recherche théorique - de l'examen méticuleux du statut de la folie et de la psychiatrie en occident jusqu'à la généalogie du pouvoir et à l'esthétique de l'existence, en passant par les archéologies de la clinique, de la maladie, du discours, du savoir et de la sexualité.


  • la publication en français du premier livre de robert ezra park nous fait découvrir le point de départ et le cadre initial de l'école de chicago, laquelle a profondément influencé les analyses et les pratiques des sociologues depuis des décennies.
    park y développe sa conception théorique, son ambition sociologique et sa vision de la société. loin des préjugés d'un penseur-expert, park est un théoricien original de l'espace public et de ses acteurs. enraciné dans la pensée sociologique et philosophique allemande du début du xxe siècle, il doit également beaucoup à la tradition américaine. park s'inscrit aux côtés de théoriciens comme le bon, tönnies, weber, durkheim, freud ou dewey, pour n'en citer que quelques-uns, dans un grand effort de compréhension de la constitution de la société et du lien entre les individus, les foules, les masses et la société.

  • Que se passe-t-il dans ce que l'on appelle le changement ? Comment saisir un processus qui s'assimile à la création poétique ou à l'invention et dont on ne peut parler qu'après son accomplissement ? Penser l'événement, c'est-à-dire " ce qui arrive " et jamais ne se répète, qui est indissociable du moment et du lieu où il s'est produit comme des personnes qui l'ont vécu.
    Saisir ce qui nous saisit et tend à nous laisser sans voix. Analyser les processus qui constituent la trame de la vie sociale, les penser dans leur complexité énigmatique, plutôt qu'être agi par elles. Il ne s'agit pas seulement des événements majeurs qui ponctuent l'histoire, mais de ces événements silencieux, pénibles ou joyeux, qui rythment les rapports quotidiens, dans la vie professionnelle comme dans la vie privée.
    Penser l'événement, c'est-à-dire déconstruire les " objets " de l'orthodoxie scientifique, mettre en question son rapport au savoir et à la société, ses méthodes d'investigation et d'analyse, et poser ainsi les bases d'une science de l'homme, peut-être d'une psychosociologie authentiquement critique.

  • Nous connaissons les termes d'écologie et même d'écologie politique, mais que recouvre celui, plus énigmatique, d'écologie sociale ? Cet ouvrage répond à cette question en revenant sur diverses acceptions de ce terme pourtant déjà ancien, que l'on rencontre notamment sous la plume d'auteurs aussi divers qu'André Gorz, Félix Guattari ou Gilberto Freyre.
    Un enjeu théorique de fond unit ces diverses approches : reconnaître que les sciences de la nature et de l'environnement ne peuvent se détourner de questions qui touchent la culture, le politique et le social. Comme le soulignait avec vigueur le penseur américain Murray Bookchin, qui a popularisé la notion, la solution aux problèmes écologiques requiert avant tout de nouvelles formes d'institutionnalisation évolutives, devant épouser des dynamiques de participation citoyenne. Plus largement, les réponses aux problèmes écologiques nécessitent une réforme de nos imaginaires consuméristes, ainsi que de certaines représentations collectives dominantes relatives au fait technologique lui-même.
    Le développement d'un modèle de société plus écologique se fera au prix d'un effort pour trouver un nouvel équilibre entre innovation technologique, résilience environnementale, et souci du commun.

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