Nouveau Monde

  • - 4700 avant J. C. Les environs de Carnac sont occupés par deux groupes d'humains. Les Nomades des forêts vivent de chasse et de cueillette comme leurs ancêtres les plus lointains. Les Pêcheurs de la côte se sont fixés là où l'ampleur de la marée permet d'abondantes récoltes de poissons à l'aide de barrages de pierres. Un équilibre s'est instauré entre les deux groupes, fait d'échanges (de nourritures, de biens et de femmes) et aussi de conflits qui cessent au premier sang versé.
    Mais voilà que de nouveaux venus incendient les forêts, bâtissent des maisons et interdisent le passage sur de vastes territoires. Ils retiennent prisonniers des animaux inconnus. Ils domestiquent la terre qui leur offre de grosses quantités de céréales. Ce sont les Cultivateurs des vallées.
    Le conflit semble inévitable quand, Longues-jambes, le commerçant voyageur (qui connaît déjà les trois groupes) propose sa médiation. Il est assassiné. Cette fois, la guerre est déclarée et des humains visent à mort d'autres humains - une nouveauté effrayante.
    Le soir de cette première bataille, au milieu des cadavres et des blessés, trois femmes s'interposent : Sourire-de-lynx chez les Nomades, Paruline chez les Pêcheurs, Ardente chez les Cultivateurs. Elles proposent de découvrir ensemble qui a tué le commerçant : le meurtrier porte la responsabilité de la guerre. Chacune garantira pour son groupe l'impartialité de l'enquête. Le coupable et son peuple devront quitter la région, laissant les deux autres se la partager. Persuadé que l'assassin se trouve chez ses ennemis, chacun accepte cette issue radicale.

  • Incroyable mais vrai : un film ine´dit des Marx Brothers, e´crit par Salvador Dali´, prend forme en bande dessine´e !
    Jimmy, un riche homme d'affaires, est fascine´ par la myste´rieuse Femme Surre´aliste. Avec l'aide chaotique des Marx Brothers, il cherche a` la rejoindre dans son monde fantastique.
    Oubliez toute rationalite´ et laissez-vous transporter dans un univers burlesque et onirique pour vivre une histoire d'amour qui de´fie la logique et enchante le regard !
    Dossier documentaire : la gene`se du projet de Salvador Dali´ et des Marx Brothers, des extraits du carnet de notes et de croquis du peintre, etc.

  • Dans Dealer du Tout-Paris, Ge´rard Faure´ e´voquait brie`vement sa jeunesse marocaine. Il revient ici sur cette pe´riode cruciale qui l'a initie´ a` la drogue, aux complots politiques et aux vices cache´s des e´lites. Ce re´cit e´tonnant permet de mieux comprendre comment il est devenu le « dealer du Tout-Paris » et jette une lumie`re crue sur le rapport des dirigeants franc¸ais avec le Maroc depuis 50 ans.
    Fils du me´decin de la famille royale marocaine, Ge´rard Faure´ de´couvre a` travers son pe`re les circonstances troubles de la mort de Mohammed V, qui a permis a` son fils Hassan de lui succe´der ; les manoeuvres des services secrets franc¸ais pour s'assurer l'obe´issance du nouveau roi ; et enfin le complot ourdi par le ge´ne´ral Oufkir, chef des services secrets marocains, accuse´ d'avoir fait assassiner l'opposant Ben Barka, pour s'emparer du tro^ne.
    A` peine sorti de l'adolescence, Ge´rard Faure´ devient l'amant d'une femme de pouvoir charismatique qui rec¸oit chez elle toute la haute socie´te´ marocaine : Hadja, e´pouse du ge´ne´ral Oufkir. Malgre´ lui, il est alors me^le´ a` des affaires d'E´tat qui le de´passent. Amoureux comme on peut l'e^tre a` 25 ans, Ge´rard devient un simple pion du « Grand Jeu » des puissances occidentales au Maghreb. Manipule´ par sa mai^tresse, menace´ de mort, il va vivre un ve´ritable thriller, biento^t pourchasse´ par les polices de plusieurs pays.
    Re´cit d'une e´ducation sexuelle, politique et criminelle, cet e´pisode ine´dit livre quelques cle´s de l'histoire contemporaine, et de´voile comme jamais les blessures secre`tes d'un jeune homme appele´ a` devenir l'un des grands voyous de son e´poque.

  • Après La Sirène qui fume, le second opus de Benjamin Dierstein, un thriller politique à la fois troublant et frénétique.

    - Ce deuxième roman au rythme infernal confirme les promesses de La Sirène qui fume. S'il en reprend certains personnages, il peut se lire indépendamment.
    - Une plongée hyper-documentée dans les coulisses de la PJ, de la DGSI et des « cabinets noirs » des candidats à la présidentielle : un récit hyperréaliste qui rend impossible de distinguer les faits réels de la fiction.

  • Connaissez-vous Arsène Lupin en prison, L'évasion d'Arsène Lupin, Le mystérieux voyageur, Le collier de la reine, Le coffre-fort de Mme Imbert ? Avant d'écrire des romans, Maurice Leblanc a commencé à raconter les aventures d'Arsène Lupin sous forme de romans-feuilletons illustrés dans le magazine Je sais tout, à partir de 1905. Les versions ultérieures, à l'action plus lente, ont été modernisées mais ont perdu leur aspect feuilletonesque. On découvre dans ces premières versions au rythme nerveux des contes cruels, des fables douces-amères. On assiste à la naissance d'un héros éternel, à l'éclosion d'un des mythes éternels de la littérature française.
    Cette édition est la première à proposer l'intégrale des romans-feuilletons dans leur version originale, une mise en page similaire à celle d'origine et la totalité des illustrations de l'époque. Maurice Leblanc (1864-1941) est l'auteur de nombreux romans policiers et d'aventures. ll est le créateur du célèbre gentleman-cambrioleur Arsène Lupin.

  • Le Saint-Siège a toujours été la cible de services secrets étrangers. Persuadés que le Vatican dispose d'un réseau de renseignement sans équivalent au monde, ils veulent en percer les secrets ou s'en faire un allié.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide, Rome a été un véritable nid d'espions de toutes nationalités. Sous couverture de diverses institutions, certains monsignori ou simples prêtres se sont impliqués dans des missions secrètes allant de la chasse aux « taupes » à la diplomatie secrète, en passant par des enquêtes sur les assassinats de prêtres ou des scandales susceptibles d'éclabousser l'Église.
    Les Espions du Vatican raconte, pour la première fois, 80 ans de guerres secrètes et de coups tordus. L'ouverture des archives de nombreux services ayant travaillé contre ou avec le Vatican permet de lever le voile sur des affaires longtemps ignorées et de présenter de nombreuses révélations.
    L'infiltration clandestine de prêtres russophones en URSS sous Staline, presque tous démasqués par le KGB, les négociations secrètes menées par Jean XXIII avec Khrouchtchev, les relations étroites du cardinal Montini, futur Paul VI, avec la CIA, l'infiltration du Vatican par les différents services secrets du bloc de l'Est.
    Ces épisodes et bien d'autres dessinent une autre histoire de la papauté contemporaine. L'ouvrage aborde également les affrontements souterrains qui ont opposé certains groupes au sein de l'Église et revient sur les affaires financières controversées de l'Église dans les années 1970-1980. Il décrypte enfin les « barbouzeries » et coups tordus qui ont marqué le pontificat de Benoît XVI et sont encore en cours sous François.

  • Mai 1943. Sur une plage espagnole, on découvre le cadavre d'un officier britannique porteur de documents confidentiels. La police espagnole a tôt fait d'informer les services secrets allemands. Une des plus incroyables opérations d'intoxication de la Seconde Guerre mondiale vient de commencer.

    Il s'agit de convaincre les Allemands qu'ils ont intercepté les plans d'invasion alliés des Balkans et de la Sardaigne, afin d'éloigner de la Sicile - véritable objectif des Alliés - les troupes allemandes. La Wehrmacht transférera ailleurs ses divisions, ce qui permettra de réussir le débarquement et sauvera des milliers de vies.

    Ce projet rocambolesque, préparé pendant des mois, est ici raconté par Ewen Montagu, l'officier du renseignement naval britannique qui l'a coordonné, a imaginé la « légende » de l'officier décédé et conçu les papiers personnels retrouvés sur lui (y compris les photos et lettres d'une petite amie imaginaire).

    Cette opération, parmi les plus grandes réussites de la Seconde Guerre mondiale, est encore enseignée comme un cas d'école : elle est ici racontée de l'intérieur.

  • Lorsqu'elle a été recrutée par Madame Claude, Patricia est devenue « Florence ». C'était en 1975 et elle venait d'avoir 18 ans. Durant l'été, à Saint-Tropez, elle avait baguenaudé avec la principale recruteuse de la maquerelle chic, une certaine Catherine Virgitti. La jeune fille de bonne famille s'est laissée tenter par l'aventure. La clientèle de Madame Claude, triée sur le volet, savait se tenir. Hommes d'affaires de renom, piliers de la République ou milliardaires étrangers attirés par le sexe made in France, ils avaient de l'éducation, comme les filles qui les recevaient à domicile.
    De ses clients, Patricia parle parfois avec émotion, en particulier de l'un d'eux, tombé amoureux de cette fille un brin fleur bleu, un certain Giovanni Agnelli, dit « l'Avvocato », PDG de Fiat, qu'elle rejoignait souvent en avion, à Milan ou à Rome. Un autre grand patron, français, lui proposa un jour 50 000 francs pour qu'elle porte son enfant... Cette promenade au fil des années 1970-80, empreintes d'une liberté regrettée, se prolonge vers des zones plus sombres après la disparition de deux collègues, envoyées auprès d'un chef d'État au Yemen, et retrouvées assassinées. Patricia devait faire partie du duo et n'a dû qu'au hasard de rester à Paris. Elle a voulu connaître la vérité sur la mort de ses amies, impliquant les services secrets de plusieurs pays, mais la raison d'État en a décidé autrement.
    Après l'arrestation de Madame Claude, coincée par le fisc, Patricia vend ses charmes autour de la Place de l'Étoile et découvre les opiacés. Au passage, le patron de la brigade des Stups, charmé, la sort de garde à vue pour dîner avec elle. Elle devient une figure de la nuit parisienne, s'attable dans les meilleurs établissements auprès de Serge Gainsbourg et de Catherine Deneuve, d'Alain Delon et de Mireille Darc...
    Désormais âgée de 64 ans, Patricia assume tout, raconte tout, sans fard ni détour, avec émotion et franchise.

  • 24 heures héro

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    Arnaud et Nadia sont amoureux ou ce qui s'en rapproche le plus dans le monde de la défonce. La vingtaine. Ils sont beaux. Ou plutôt l'ont été. Nadia a grandi dans un milieu pas franchement favorisé avec mère toxique, viol et prostitution au menu. Arnaud, lui, est bien né. Étudiant brillant, la fête et la drogue font partie de son quotidien, jusqu'au jour où il transgresse le tabou suprême en prenant de l'héro. Le début de la fin. Ou le début d'autre chose. Question de perspective. 24 heures héro c'est un voyage-éclair dans les squats et les parcs peuplés de zombies de Charleroi. Un univers sombre et violent où trouver sa dose est une obsession jamais assouvie. Un mantra diabolique répété à l'infini. 24 heures de la vie d'Arnaud et Nadia dans une vadrouille barbare.Oscillant entre le drame, la violence et le comique de situation, ce roman trash est une véritable claque littéraire. Saphir Essiaf a une formation d'éducateur spécialisé. Il partage aujourd'hui son temps entre son travail au sein de la cellule sdf de Charleroi et son école de Muay Thai. Régulièrement, il anime des ateliers de gestion de la violence et intervient comme écrivain public auprès d'une population précarisée.Philippe Dylewski a une formation de psychologue clinicien. Il a dirigé un cabinet de recrutement avant de devenir détective privé spécialisé dans la recherche de personnes disparues. Il se consacre désormais à l'écriture. Il a notamment publié Confessions d'un privé (L'Express, 2010).

  • Le 10 juin 1945, un corps calciné est découvert à proximité de Madrid. L'homme est identifié sous le nom de Mendel Szkolnikoff, un Juif d'origine russe, curieusement détenteur d'un passeport allemand. Il s'agit sans doute du plus gros trafiquant de l'Occupation, plus important que le célèbre Joanovici. Arrêté avant-guerre pour diverses escroqueries, il est, depuis 1941, un agent financier des Allemands, notamment de la SS.
    Mais l'affaire Szkolnikoff, c'est surtout le plus grand séquestre de la Libération : 2 milliards de francs de l'époque accompagnés de 2 autres milliards d'amende. Car Szkolnikoff a bâti en très peu de temps, pour le compte de l'occupant, un immense empire immobilier et hôtelier : il détient des rues entières de l'Ouest parisien et des dizaines de « palaces », essentiellement sur la Côte d'Azur. Tous ces biens étant mis sous séquestre à la Libération, l'affaire Szkolnikoff se prolonge jusqu'à nos jours. Cet ouvrage révèle que les autorités françaises poursuivent en effet les descendants de l'affairiste au nom d'une condamnation prononcée après sa mort, ce qui est illégal ! L'hôtel Martinez à Cannes, dont les procédures sont encore en cours, soixante-dix ans après les faits, est au coeur de ce rocambolesque dossier qui n'a pas livré tous ses secrets.
    Pour qui Szkolnikoff travaillait-il vraiment et d'où tirait-il ses protections ? De Himmler, de Goering l'affairiste, ou de plusieurs dignitaires nazis à la fois ? Quelles sommes, apparemment énormes, a-t-il mis à l'abri dans les banques monégasques, espagnoles ou suisses avant de mourir, et que sont-elles devenues ? D'où venait le mystérieux commando qui a capturé et tué Szkolnikoff en Espagne en 1945, après l'avoir délesté des 600 millions de francs en bijoux qu'il emportait dans sa fuite ? Szkolnikoff est-il même mort en 1945 ?

  • Assassinats de dirigeants étrangers, coups d'État, trafic d'armes et de drogues, soutien à des groupes terroristes ou à d'anciens nazis, détentions abusives et tortures, expérimentations d'armes chimiques... Depuis sa création, la CIA n'a cessé de multiplier les infractions à la loi. Elle déclassifie une partie de ses archives arguant que les dérapages de la guerre froide sont aujourd'hui révolus. Ce livre montre qu'il n'en est rien. Pour la première fois, cet ouvrage dresse un bilan aussi exhaustif que possible des méthodes douteuses de l'Agence, des origines à nos jours. Il reproduit les archives permettant d'approcher la vérité : témoignages d'acteurs directs, mémos confidentiels, rapports de commissions d'enquête.
    On trouve ici de nombreuses anecdotes inédites sur des épisodes que l'on croit connaître (comme l'assassinat d'Allende au Chili ou les tentatives de meurtre contre Fidel Castro), mais aussi des révélations sur les activités plus ou moins adroites de la CIA en France. On apprendra enfin le rôle exact de l'Agence dans les trafics de drogue, la finance internationale, l'essor d'Al-Qaïda ou la lutte contre Daech.

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  • Les historiens ignorent souvent le rôle des espions dans l'histoire contemporaine. Certains ont pourtant joué un rôle clé dans des événements que nous croyons connaître. Voici donc réunis les témoignages de quelques grands espions qui ont contribué à façonner notre époque. Cette anthologie sans équivalent propose au lecteur une histoire du XXe siècle clandestin, celui qu'on ne raconte pas dans les manuels scolaires.
    Des décombres du second conflit mondial à la fin de la guerre froide, en passant par la décolonisation et les nouvelles menaces terroristes, d'anciens chefs et agents de terrain des services du monde entier dévoilent ici les épisodes les plus marquants de leur carrière.
    On croisera dans ce volume des noms connus des spécialistes du renseignement, comme Markus Wolf, le maître espion est-allemand qui a infiltré le cabinet du chancelier Willy Brandt, ou Kim Philby, la « taupe » soviétique au coeur de l'espionnage britannique. Mais on découvrira surtout nombre de personnages jusqu'ici méconnus dont nous publions les témoignages explosifs.

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  • Le boxeur Georges Carpentier fut la première superstar du sport français et une des vedettes les plus populaires du siècle dernier. Né en 1894 dans les bassins miniers du Pas-de-Calais, le « gosse » embrasse la carrière de pugiliste à 14 ans. Grandissant au rythme de combats effrénés, à la veille de la Grande Guerre, il terrasse les ténors des rings de la vieille Angleterre, s'adjuge quatre titres de champion d'Europe, devenant ainsi le « vengeur de Waterloo ». Statufié à 18 ans, le prodige à la « gueule d'ange » s'engage en 1914 dans l'aviation et devient un héros du ciel de Verdun. Les Années Folles marquent son retour. Couronné champion du monde, il affronte le 2 juillet 1921 à Jersey City, devant plus de 80 000 spectateurs, le redoutable Américain Jack Dempsey. Dans un spectacle sans précédent et un combat exprimant les rancoeurs et les inquiétudes de l'après-guerre, le grand Georges fait vibrer toute la France à l'unisson. Adulé aussi de l'autre côté de l'Atlantique où Hollywood lui fait les yeux doux, l'idole devient désormais le Frenchman le plus célèbre d'Amérique...
    En ressuscitant Georges Carpentier, cette première biographie historique suit pas à pas sa vie trépidante. Ce formidable voyage dans l'Europe et les États-Unis du XXe siècle invite le lecteur dans les coulisses du monde âpre de la boxe et à la rencontre des célébrités d'hier. Maurice Chevalier, Fréhel, Colette, Tristan Bernard, Maurice Maeterlinck, Roland Garros, George Bernard Shaw, François Mauriac, George Gershwin, Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks Sr, Mary Pickford, Ernest Hemingway, Hô Chi Minh, Greta Garbo, David Lloyd George, Winston Churchill, le prince de Galles, les monarques George V et Alphonse XIII ... Innombrables sont les notoriétés à avoir côtoyé le Français et à s'être émerveillées devant ses « exploits ».

  • Ancien officier de marine, Reinhard Heydrich fut distingué par Himmler et mis à la tête du SD, le service de sécurité de la SS. Ayant ainsi autorité sur les services secrets et la Gestapo, il eut entre les mains une puissance qui n'était guère dépassée que par celle de Hitler lui-même. Il fut avec Himmler l'un des concepteurs de la « solution finale de la question juive ». Nommé protecteur de Bohême-Moravie, le « bourreau de Prague » fut abattu en 1942, à trente-huit ans, par des résistants tchèques. Son voeu ultime fut que la destruction des Juifs soit menée à bien.
    L'apport essentiel d'Édouard Calic est de dévoiler dans cet ouvrage le rôle joué dans l'ombre par Heydrich dans toutes les provocations et attentats orchestrés par les nazis : l'incendie du Reichstag, qui permit leur prise de pouvoir, la Nuit des longs couteaux, l'assassinat du roi de Yougoslavie à Marseille, la Nuit de cristal, l'affaire de Gleiwitz, prétexte au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le faux attentat contre Hitler en novembre 1939, etc. Sur tous ces dossiers, Édouard Calic met en lumière ce que fut l'action réelle d'Heydrich.

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  • Pendant près de deux siècles en France, des juridictions ont été saisies pour juger de crimes et de délits dont l'horreur a parfois dépassé l'entendement. Certaines affaires n'ont jamais été élucidées et ont gardé depuis leur part d'ombre et de mystère. La démence parfois, la passion amoureuse, ou encore la cupidité et le chantage expliquent les agissements des criminels devenus, le temps d'un procès ou d'une enquête, des vedettes médiatiques de grandes affaires. Un collectif d'auteurs spécialistes a été réuni autour de trente-huit affaires criminelles qui ont marqué l'histoire de France. Avocats, professeurs et historiens nous révèlent la face cachée des enquêtes menées alors : le cas Landru, la bande à Bonnot, l'affaire Stavisky, le clan Dominici, Spaggiari, la mort de Mesrine dans les rues de Paris... Éric Alary a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Ligne de démarcation (Perrin, 2003), le Dictionnaire de la France sous l'occupation (Larousse, 2011), L'Exode. Un drame oublié (Perrin, 2010), Histoire de la gendarmerie (Perrin, coll. Tempus, 2011).

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  • La papauté suscite de nombreux fantasmes quant à sa secrète influence dans l'histoire occidentale. On lui attribue souvent un rôle occulte et déterminant. Cet ouvrage rigoureux permet de rétablir la vérité des faits. Peuplée de têtes couronnées et de chefs d'État, de diplomates espions, de prêtres déchus et de mercenaires, cette fresque dévoile les ressorts peu connus de l'histoire diplomatique des XIXe et XXe siècles. De Pie VII, farouche adversaire de Napoléon, à Pie XII, accusé de complaisance envers le nazisme, l'auteur brosse une histoire de l'espionnage au service du Vatican. On apprend que, pendant la Grande Guerre, l'assistant personnel du pape Benoît XV était un espion allemand et que, pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ne reculèrent devant rien pour faire pression sur Pie XII et infiltrer le Vatican de faux prêtres. On y découvre par ailleurs que le Saint-Siège a parfois succombé à la tentation d'opérations clandestines, tantôt contre des catholiques jugés trop libéraux, tantôt contre le régime communiste d'URSS.
    Enfin, l'ouvrage fait la lumière sur ce que savait le Vatican de la Shoah. Un sujet très sensible depuis la volonté de Benoît XVI de rapprocher les religions juive et catholique.

  • 1981. Deux articles scientifiques décrivent 5 cas de malades à Los Angeles et 26 à New York : les premiers cas recensés d'une nouvelle maladie qu'on appellera bientôt le sida. Une maladie qui se transformera en véritable pandémie, touchant encore 38 millions de personnes.
    Ce livre ne raconte pas le sida. Il retrace certaines des luttes qu'il a engendrées en France, au plus près des personnes touchées, depuis l'effroi des premières années jusqu'à aujourd'hui. Les auteurs nous font entendre les voix des disparus, des survivants, des proches, des soignants, des militants, des chercheurs. Mêlant leurs témoignages à une riche documentation scientifique, cet ouvrage offre pour la première fois un panorama complet sur les différents fronts de la lutte contre le sida en France : l'urgence, le vécu de la maladie, le mouvement associatif, la santé publique, le soin et l'accompagnement, la recherche, la prévention. Une mobilisation extraordinaire qui a bouleversé de nombreuses vies, et plus largement la société.
    Ces regards croisés et les enseignements de cette lutte, toujours d'actualité, viennent éclairer notre époque troublée et nous aident à repenser une société en mal d'elle-même.

  • Le prince Nouv.

    Le prince

    Machiavel-N

    Conquérir le pouvoir ? Rien de plus simple, pour ceux que favorise la Fortune et qui acceptent d'être des créateurs d'État. Mais le conserver, voilà qui exige de la virtus. Car il faut conduire les hommes selon la nécessité d'un temps politique toujours incertain. Dans Le Prince, Nicolas Machiavel (1469-1527) expose cet art de gouverner en brisant les miroirs au prince des temps médiévaux.Il l'écrit en 1513, alors que le retour des Médicis l'éloigne de l'engagement républicain qui fut la passion d'une vie entièrement tournée vers l'action politique. Il l'écrit pour parer les coups et comprendre sa défaite. Non pour rêver de cités idéales, mais pour nommer avec exactitude la réalité du pouvoir, cet exercice habile de la domination. Provocateur, drôle parfois, mais toujours surprenant, Le Prince fut écrit en état d'urgence - la traduction de Jacqueline Risset restitue à sa langue son irrésistible vélocité.Car Le Prince file droit jusqu'à nous. Quelque soit l'idée préconçue que l'on se fasse du « machiavélisme », on le lit toujours au présent. Aussi les commentaires que propose ici Patrick Boucheron visent en même temps à restituer le texte dans son temps historique d'incertitude politique et à le donner à lire dans sa capacité d'actualisation. Ce qui s'y joue ? Rien moins que l'idée de Renaissance.Cette édition illustrée tente de reconstituer la culture visuelle du temps de Machiavel. Peinture, sculpture, architecture, mais aussi objets plus ordinaires du cadre de vie princier, choisis et légendés par Antonella Fenech. Tout ici concourt à donner à voir l'éclat d'un moment où le prince se vivait comme le créateur d'un État considéré comme une oeuvre d'art. Professeur au Collège de France, Patrick Boucheron est président du Conseil scientifique de l'École de Rome. Spécialiste de l'Italie médiévale et de la Renaissance, il a notamment publié Léonard et Machiavel (Verdier, 2008), dirigé L'Histoire du monde au XVe siècle (Fayard, 2009)...Historienne de l'art, Antonella Fenech travaille sur le portrait princier idéalisé. En 2011, elle publie Giorgio Vasari. La fabrique de l'allégorie : culture et fonction de la personnification au Cinquecento (Florence, Olschki Editore).Poète et traductrice de La Divine Comédie de Dante, Jacqueline Risset (1936-2014) s'était appliquée ici à rendre l'épaisseur littéraire et la théâtralité latente de ce texte intrépide et troublant où la guerre est présente tandis que prend corps la figure du Prince.

  • En novembre 1832, Vidocq, ancien chef emblématique de la Sûreté, crée le « Bureau de renseignements universels dans l'intérêt du commerce ». Ses agents ont pour mission de traquer dans le Paris de la monarchie de Juillet les escrocs en tout genre qui nuisent à la bonne marche des affaires. La police privée est alors une activité en plein essor. Peu à peu, les praticiens de ce nouveau métier passent de la surveillance des escrocs à la chasse aux criminels. Le détective devient une figure populaire incontournable, mais sa réputation sulfureuse le condamne très vite à la marginalité. Loin de l'image prestigieuse associée aux figures de Sherlock Holmes en Angleterre ou de véritables détectives comme Allan Pinkerton aux États-Unis, le détective français ne s'est pas imposé sans peine dans le monde judiciaire hexagonal.
    Peut-être parce que comme nous le dit l'historien, cet homme de l'ombre, « qui détient l'explication du monde social, qui ouvre et qui referme les portes comme il l'entend », a très vite représenté aux yeux de l'institution policière, une concurrence difficile à tolérer.

  • Il n'est pas donné à tout le monde d'accompagner Alexandre Dumas sur les barricades de juillet 1830, de suivre la naissance de La Comédie humaine dans le Paris pré-haussmannien ou de pénétrer avec Chateaubriand dans le salon de Mme Récamier... D'arpenter le Paris de Victor Hugo, de revoir Zola et Proust défendant Dreyfus ou de grimper à la butte Montmartre avec les poètes du début du xxe siècle... De s'asseoir dans les cafés de prédilection de Beauvoir, Sartre, Camus, Hemingway...
    Ces soixante balades, agrémentées de gravures et plans anciens, vous entraîneront dans le Paris des écrivains. Par période, autour de personnages ou de thématiques, vous (re)découvrirez la capitale à travers les quartiers, les demeures et les adresses qu'ils ont fréquentés et qui les ont inspirés.
    Un guide unique en son genre pour tous les amoureux d'Histoire et de littérature.

  • Paru en 1716, oet ouvrage est un classique de l'art de négocier à l'origine de théories contemporaines sur la diplomatie et la négociation. Callières y propose sa conception sur le désordre du monde et le remède que la négociation peut lui apporter.

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  • Somme sans précédent, lieu de débat, de critique et de confrontation sans concession, ce livre du journaliste et écrivain américain Ron Rosenbaum est le seul à poser dans toutes ses dimensions » l'énigme Hitler « . Selon lui, toutes les interprétations - historiques, psychologiques, philosophiques, religieuses - « valent la peine d'être examinées, moins pour les vérités qu'elles sont susceptibles d'apporter sur lui que pour les vérités qu'elles révèlent sur les auteurs de ces théories, ainsi que sur les besoins auxquels répondent leurs explications ».
    L'auteur a passé dix ans à exhumer des archives inédites, à examiner toute la littérature sur le sujet, à investiguer tous les terrains du savoir, à visiter les lieux de mémoire, à rencontrer les témoins, à questionner les plus éminents spécialistes de ce domaine (Alan Bullock, Daniel Goldhagen, Georges Steiner, Emil Fackenheim, Claude Lanzmann...).
    Nombre d'historiens ont sacrifié à la tentation de diaboliser Hitler afin de se rassurer. Rosenbaum, lui, a choisi d'explorer l'historiographie et de critiquer de manière systématique les interprétations pour tenter de comprendre comment un banal enfant a pu se transformer en ce criminel le plus sanglant de l'histoire.

  • Créé à la fin 1940 par l'Intelligence Service britannique, Jade est l'un des rares réseaux de résistance à n'avoir pas fait jusqu'à présent l'objet d'une étude systématique. Exclusivement déployé en France, il a pourtant maintenu son activité jusqu'à la capitulation de l'Allemagne. La liste de ses succès est impressionnante, de l'infiltration du service d'espionnage allemand à la transmission à l'IS de renseignements sur les plus importants dispositifs militaires de l'ennemi. Et le prix payé a été lourd en victimes, tant hommes que femmes - internés, fusillés, déportés, pendus à Buchenwald.
    Parmi les renseignements transmis à Londres, plusieurs étaient d'une importance stratégique considérable, y compris au moment où l'état-major des forces alliées après le débarquement en Normandie choisit de lancer le général Leclerc à l'assaut de Paris. Le réseau disposa d'une équipe chargée d'organiser l'atterrissage nocturne d'avions légers de la RAF afin d'assurer clandestinement le transport vers l'Angleterre de certaines personnalités éminentes de la Résistance française.
    Le présent ouvrage est l'aboutissement d'une enquête menée depuis les années 1990 auprès d'anciens membres du réseau et du dépouillement de plusieurs dépôts d'archives en France, Angleterre et Allemagne.

  • Les frères Goncourt voyaient en elle » la plus jolie femme du siècle « . Jean Cocteau la comptait parmi les » reines de la France « . Pour ses contemporains, Anne-Marie Chassaigne, alias Liane de Pougy, était la parfaite incarnation de ce que l'on nommait depuis le Second Empire le » demi-monde « . Danseuse aux Folies Bergère, courtisane des plus en vue devenue princesse roumaine, icône de la Belle Époque et des Années folles, la » grande horizontale » a promené son aura dans les salons parisiens les plus fameux, fait tourner les têtes et chavirer les coeurs. Bien sûr les amants furent nombreux, mais il y eut aussi les » idylles saphiques « , que Liane, ouvertement bisexuelle et faisant fi des convenances de son temps, n'a jamais voulu cacher. C'était avant les années 1930 et le tournant de sa vie, une profonde métamorphose spirituelle qui allait la faire entrer en religion, dans le Tiers-Ordre des Dominicains.
    Avec ses Cahiers bleus, Liane de Pougy a magnifiquement prolongé dans l'écriture l'originalité de sa trajectoire. Mêlant l'évocation des souvenirs au récit du quotidien, ses mémoires inédits font apparaître toute la finesse et l'indépendance d'une personnalité hors du commun, et forment un tableau sans équivalent des mondanités parisiennes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

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