Éditions EMS

  • En plus de 60 ans, la stratégie a connu des avancées considérables. Ces évolutions nécessitaient un ouvrage de synthèse permettant de faire le point sur les principales théories, les courants de pensées et les outils.

    Composé de 7 parties et de 32 chapitres, l'ouvrage propose de revenir sur les auteurs qui ont bâti la discipline mais aussi ceux qui en font l'actualité. Cette 2e édition, revue et augmentée, aborde ainsi les notions clés de la stratégie mais aussi celles qui se sont imposées ces dernières années dans les manuels, les revues académiques ou dans le vocabulaire des managers : les stratégies "Océan Bleu", les business models, la coopétition, les écosystèmes d'affaires...

    Rédigés par 48 enseignants-chercheurs d'Universités et de Grandes Ecoles, les chapitres présentent les parcours et les idées essentielles des auteurs fondamentaux en stratégie.

    Avec cet ouvrage, le lecteur pourra mieux comprendre les thèmes de recherche, les choix théoriques et méthodologiques des auteurs et sera finalement en mesure de mieux évaluer les thèses défendues.

  • Le management met-il en péril la culture française ? La peur de voir le management mettre en péril la culture française met-elle en péril la prospérité économique du pays ?

    Ces questions soulèvent en France des oppositions si passionnées que le plus souvent elles provoquent moins un débat qu'une fracture qui rend l'argumentation rationnelle quasi impossible. L'auteur propose de dépasser ces polémiques en se plaçant sous le patronage d'Alexis de Tocqueville :

    Parce que le développement du management pose la question de la relation entre la France et les États-Unis dont traite De la démocratie en Amérique ;
    Parce que le développement du management en France est étroitement lié aux événements de 1968, ultime réplique des bouleversements analysés dans L'Ancien Régime et la Révolution ;
    Parce que Tocqueville est autant un penseur de l'administration que des systèmes politiques et enfin ;
    Parce que la façon dont le développement des grands systèmes administratifs est susceptible d'engendrer une crise dans la démocratie fait l'objet de ce que l'on pourrait appeler la troisième grande prophétie de Tocqueville.

  • Rédigé avant l'irruption de l'épidémie de la Covid-19, cet ouvrage offre une réflexion critique sur le capitalisme managérial. Sont énoncées et dénoncées les faiblesses inhérentes aux bureaucraties et à la mondialisation. De nouvelles attentes, dites hypermodernes, émergent, vers un nouveau capitalisme qualifié d'"entrepreneurial". Cette "révolution" est exposée en termes simples, en dix thèmes pluridisciplinaires, allant de l'économie à l'épistémologie.

    Est dénoncée l'ignorance de la petite entreprise, en économie politique comme en sciences morales et politiques, jusqu'à l'engouement récent pour la création d'entreprise.

    Systématiquement ignorée après Cantillon et Say, la petite entreprise réapparaît aux États-Unis avec le courant critique du pragmatisme, initié par Veblen et James, qui prône un "capitalisme artisanal", axé sur la recherche de la singularité et du Bien Commun - sujet crucial lors de l'élection du prochain Président. Prônant notamment un "capitalisme écologique", les chercheurs révèlent l'immensité des formes, marchandes ou bénévoles, enregistrées ou clandestines ?

    En Europe et dans le monde francophone, l'enseignement et la recherche en entrepreneuriat ont explosé, comme en témoignent les publications (manuels, revues, etc.). On souhaite que cet ouvrage offre l'occasion de centrer la problématique de l'après-crise sur le rôle de l'entrepreneur, au regard de l'attente d'un capitalisme plus humain.

  • L'ouvrage narre trente-cinq années d'une carrière académique dans plusieurs pays et continents. Le récit est de facto sélectif des événements et des révolutions sociales et scientifiques qui ont conduit l'auteure vers ses choix de sujets de recherche et d'action.

    Après avoir défini le champ et les mondes académiques, l'auteure nous présente les fondements de sa méthode de recherche, puis les différentes problématiques qu'elle a examinées. Le déploiement de quatre trames temporelles consécutives sert de fil rouge, et, lorsque ce siècle débute avec la révolution numérique, l'auteure se saisit des ruptures d'un temps accéléré et de décisions instantanées.

    Le lecteur découvre dans ce récit une sélection de concepts qui clarifient la complexité d'une expérience collective d'éthique académique. Il lui devient possible de cerner ce "fait social total" - au sens de Mauss - qu'est l'intégrité et son double caché : la délinquance académique. Ainsi, la présentation des profils de délinquants de la connaissance et celle des racines identitaires de ceux qui se mobilisent pour l'intégrité académique interpellent le lecteur : où se situe-t-il ? En maîtrisant l'alphabet des sciences de l'intégrité qui puisent aux sources de la philosophie, de l'éthique, de la sociopsychologie, de l'économie et... du pragmatisme, il deviendra un acteur responsable. Il saura à son tour contribuer au développement d'une véritable Responsabilité Sociétale Académique.

  • La collection Grands Auteurs présente de façon synthétique les apports des auteurs majeurs de disciplines comme l'économie, la finance, les ressources humaines, l'organisation...
    Rédigés par des spécialistes, les ouvrages de cette collection constituent des condensés indispensables à tout étudiant, chercheur ou praticien. Ici, le champ est vaste : c'est celui du contrôle de gestion, qui vise à rendre cohérents les comportements économiques d'acteurs autonomes. A agir sur l'action, à centraliser grâce à la décentralisation, à gagner en visibilité interne et externe. Un levier indispensable à la croissance, en taille et en diversité.
    Cet ouvrage évoque une trentaine de ceux qui, par la pensée, la recherche et l'action, ont fait émerger un corpus, des solutions pour aujourd'hui. On a choisi de situer leurs contributions par rapport à trois dimensions du contrôle de gestion, qui est à la fois : un dispositif de gouvernement d'entreprise, une représentation des missions des managers, une grille d'analyse des processus organisationnels.
    La diversité des auteurs présentés esquisse une histoire du contrôle de gestion et montre qu'il couvre tous les aspects du management.

  • Dans un contexte mondial en mutation, le champ du management international connaît un intérêt marqué auprès des dirigeants d'entreprises, des enseignants-chercheurs et des étudiants. Les multiples défis liés à l'internationalisation des activités invitenDans un contexte mondial en mutation, le champ du management international connaît un intérêt marqué auprès des dirigeants d'entreprises, des enseignants-chercheurs et des étudiants. Les multiples défis liés à l'internationalisation des activités invitent à la (re)lecture des travaux portant sur le management international. L'ambition de cet ouvrage est de présenter les contributions des grands auteurs de ce champ aux lecteurs francophones.

    Composé de vingt chapitres, le livre est structuré autour de quatre thématiques :
    -(1) les dynamiques d'internationalisation.
    -(2) le choix des modalités d'implantation.
    -(3) l'organisation et le management des entreprises multinationales.
    -(4) les cultures nationales et la mondialisation.

    L'ouvrage a été rédigé par les membres de l'axe "Management International" du Centre de Recherche Magellan (équipe d'accueil n° 3713) de l'IAE Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3 et du réseau Atlas/AFMI (Association Francophone de Management International).

    Les grands auteurs présentés dans cet ouvrage :
    Christopher Bartlett, Paul W. Beamish, Julian Birkinshaw, Peter J. Buckley, S. Tamer Cavusgil, Yves Doz, John H. Dunning, Pervez N. Ghauri, Pankaj Ghemawat, Sumantra Ghoshal, Edward T. Hall, Anne-Wil Harzing, Jean-François Hennart, Geert Hofstede, Philippe d'Iribarne, Jan Johanson, Bruce Kogut, Patricia McDougall, Benjamin Oviatt, Howard V. Perlmutter, Coimbatore Krishnarao Prahalad, Alan M. Rugman, Jan-Erik Vahlne.

  • Accueillante, la théorie des organisations se nourrit de larges inspirations issues de disciplines parfois très éloignées, au point qu'on puisse la considérer comme insuffisamment auto-référencée. Ce faisant, elle produit des discours qui sont autant de doubles ou de répétitions de l'organisation. Rien de bien surprenant.

    Parce que son objet n'est autre que la vie organisée, elle est le lieu ouvert de conversations ordinaires où tout discours portant sur des systèmes d'action structurée tient sa place. L'ouverture aux autres disciplines constitue donc son principe fédérateur.

    Parce que, dans ses formes variées, l'organisation, peut-être un peu vite confondue avec le management, resserre et envahit l'espace d'individuation et qu'elle est aujourd'hui l'objet de mises en accusation sévères, elle est soumise à des discours produits par les disciplines politiques, anthropologiques et sociologiques,... mais bien au-delà.

    Cet ouvrage, dont nous livrons ici le premier tome, est l'occasion de faire le point - pour la première fois en langue française - sur des auteurs qui ont inspiré, inspirent et inspireront la théorie des organisations.

  • Que serait le marketing sans eux ? Cet ouvrage présente en vingt chapitres les apports de ceux qui ont contribué le plus à ce qu'est devenu le marketing aujourd'hui. Anglo-saxons pour la majorité, ils ont développé l'ensemble des composantes du marketing : théorie, vente, canaux de distribution, marketing stratégique, publicité, analyse des données, etc.

    Pour chacun, le lecteur a le choix entre deux niveaux de lecture, l'un simple et l'autre plus technique. Les étudiants et praticiens trouveront ainsi un condensé des concepts de marketing. Les encarts spécialisés sur les aspects techniques permettront aux chercheurs et aux spécialistes d'y trouver une vision large et complète de la matière.

    Enfin, outre les apports même des grands auteurs, cet ouvrage s'attache à présenter l'origine des axes de recherche, la formation d'origine qu'ils ont reçue ainsi que leurs influences.

    Les grands auteurs présentés dans cet ouvrage :

    AAKER David, BASS Frank M., BELK Russel, EHRENBERG Andrew S.C, GREEN Paul E., HOLBROOK Morris, HUNT Shelby D., KOTLER Philip, KROEBER-RIEL Werner, LAMBIN Jean-Jacques, LITTLE John D.C., MONROE Kent, PETERSON Robert A., ROBERTSON Thomas S., SHETH Jagdish, STERN Louis W., WEITZ Barton A., WIND Yoram J., ZALTMAN Gerald.

    Ont contribué à cet ouvrage :

    BEMMAOR Albert C., BENMECHEDDAL Ahmed, BUTORI Raphaëlle, CLIQUET Gérard, DELACROIX Eva, DES GARETS Véronique, FORNERINO Marianela, GATIGNON Hubert, GAVARD-PERRET Marie-Laure, GOTTELAND David, GRÖPPEL-KLEIN Andrea, HAON Christophe, JOLIBERT Alain, LAURENT Gilles, ÖZÇAGLAR-TOULOUSE Nil, RIGAUX-BRICMONT Benny, ROEDERER Claire, ROOK Dennis W., ROUZIÈS Dominique, TRINQUECOSTE Jean-François, VANHUELE Marc, VIOT Catherine.

  • Les travaux de Sankaran Venkataraman le positionnent au recouvrement de deux domaines de recherche, la stratégie et l´entrepreneuriat, ce que confirme un chapitre co-signé dans un collectif dédié au management stratégique intitulé « Strategy and entrepreneurship : outlines of an untold story » (Venkataraman, Sarasvathy, 2001). La longue liste de ses publications, dans les plus grandes revues des deux domaines, témoigne de son intérêt pour les thèmes suivants : l´opportunité d´affaires, l´intrapreneuriat, le financement des entreprises nouvelles, l´enseignement de l´entrepreneuriat, l´éthique dans les affaires, le management de la croissance, le développement régional par l´entrepreneuriat, l´approche par les parties prenantes en stratégie. Néanmoins, il faut noter un intérêt générique marqué pour l´entrepreneuriat, consacré par son titre d´éditeur du Journal of Business Venturing. Sa contribution la plus remarquée dans ce domaine est une note de recherche co-signée avec Scott Shane dans la Revue Academy of Management Review. Elle est devenue une référence incontournable, même si elle est controversée depuis sa publication en 2000. Elle fait partie des textes qui, indubitablement, font avancer un domaine de recherche, autant par son contenu que par les commentaires qu´elle provoque. Certes, on ne compte plus les propositions plus ou moins heureuses visant à cadrer le domaine de recherche en entrepreneuriat. La jeunesse de celui-ci est souvent évoquée pour justifier l´exercice afférent. Les spécialistes du domaine en sont un peu lassés, surtout lorsque les chercheurs le découvrant commencent par rappeler le sempiternel débat entre approche par les traits (l´entrepreneuriat s´expliquant par les traits de personnalité d´individus en quelque sorte prédisposés à revêtir la fonction ou le statut d´entrepreneurs) versus l´approche behavioriste (le comportement de l´individu important davantage que ses traits, les situations qu´ils traversent pouvant révéler des capacités jusqu´alors non décelables) ou, pire, lorsque les paradigmes, voire les modèles, de la recherche en entrepreneuriat sont oubliés faute de les avoir véritablement étudiés. Les contributions significatives visant à singulariser la recherche en entrepreneuriat, sans être absentes, ne sont pas légion. Sankaran Venkataram a participé à l´une d´entre elles de façon suffisamment marquante pour que les auteurs s´y attardent. L´opportunité est placée au coeur du phénomène entrepreneurial et fait l´objet d´une tentative de cadrage théorique qui, dans sa construction, n´a pas été sans provoquer des réactions de la part de la communauté scientifique.

  • Les travaux de Richard Rumelt ont occupé une part prépondérante de la recherche en management stratégique du début des années 70 à la fin des années 90. Cette synthèse a vocation à montrer l´apport des travaux de Rumelt à cette discipline. En particulier, elle retrace la rupture avec l´économie industrielle introduite par l´auteur en s´appuyant sur des méthodologies positivistes ouvrant les possibilités de réfutation scientifique qui ne manqueront pas. Tout en maintenant un enracinement très économique, Richard Rumelt trouvera ensuite dans la théorie des ressources et compétences un autre moyen de contrer le paradigme du pouvoir de marché. Ses apports restent totalement d´actualité dans un contexte de montée accélérée du référentiel financier et les stratégies obligées (Martinet, 2006, à paraître 2007).

  • Les travaux d´Yves Doz sont profondément marqués par deux postures originales tant dans son corpus théorique que dans son approche méthodologique. Ainsi, ses premiers travaux tout comme ses écrits les plus récents examinent la firme multinationale (FMN) par le prisme des processus stratégiques et privilégient la méthode de l´étude de cas longitudinale. Sur le plan thématique, trois axes émergent assez naturellement de son oeuvre : la tension local-global au sein des entreprises internationalisées, le rôle des perceptions dans la prise de décision de l´entreprise agile et les coopérations stratégiques internationales.

  • Paul DiMaggio et Walter Powell constituent deux représentants importants de ce qu´il est désormais convenu d´appeler la sociologie néo-institutionnaliste. Leurs contributions communes, qui serviront ici de point de référence, ne doivent pas pour autant masquer la variété et l´hétérogénéité du mouvement institutionnaliste. Les racines de l´institutionnalisme sont en effet anciennes et le courant actuel doit beaucoup aux travaux précurseurs de J.Commons ou P.Selznick.
    En outre, appliqué à l´économie, aux sciences politiques ou à la sociologie, le néo-institutionnalisme ne recouvre ni les mêmes réalités empiriques, ni les mêmes fondements théoriques. Entre la tradition économique (Jensen et Meckling, 1976 ; Williamson, 1979) orientée vers une conception instrumentale des institutions, et la tradition sociologique (Meyer et Rowan 1977 ; Scott, 2001 ; Tolbert et Zucker, 1996) attachée à une définition plus extensive de celles-ci comme véritable moyen de coordination sociale, les prémisses paraissent à bien des égards éloignés. Contre l´individualisme méthodologique revendiqué par la première, la seconde affirme l´importance de niveaux intermédiaires voire macro-sociaux. En outre, face à la perspective utilitariste de la pensée économique néo-institutionnelle, l´approche sociologique souligne que les structures formelles ont des propriétés tout autant symboliques que fonctionnelles et que l´adoption d´une structure peut survenir indépendamment des problèmes de contrôle et de coordination qu´une organisation doit affronter (Meyer et Rowan, 1977). En réponse à l´analyse exclusivement économique de la première, la seconde s´inscrit à la suite de March et Simon, dans une démarche cognitiviste, puisque la décision y est appréhendée comme le résultat de processus dans lequel scripts et routines d´origine institutionnelle jouent un rôle majeur. L´insistance sur les dimensions cognitives distingue d´ailleurs le néo-institutionnalisme de l´institutionnalisme originel.
    C´est au courant sociologique que se rattachent DiMaggio et Powell. Leurs travaux communs, devenus désormais des classiques de la théorie des organisations, s´articulent autour d´une construction théorique dont le concept d´isomorphisme institutionnel constitue le socle fondateur.

  • En dépit de vives critiques, les travaux de F.W. Taylor ont eu un impact considérable dans le développement de l´industrie et sont notamment à l´origine de ce qu´on a appelé le modèle américain d´organisation (production de masse réalisée par une main-d´oeuvre spécialisée et peu qualifiée - cf. Fordisme). Ces principes continuent de fortement influencer les pratiques de management et d´organisation. Ils présentent en particulier le mérite d´avoir sensibilisé les entreprises sur le rôle et l´importance de la démarche scientifique pour le management.

  • Mary P. Follett (1868-1933) is known for her theory of cooperation or what she called "coactive power." More comprehensively, however, she theorized management as the mastery of complex processes to bring about the most desirable human achievement-creative experience (Follett, 1924). She posited management as a way of life characterized by relating or "integrating"-an interactive, emerging, and dynamic process of inquiry and experimentation leading to creative human experience per the principles of circular response (see below) and natural laws.
    Follett is unique in the management field for several reasons, which prove her contemporary contributions. She resolved many of the field´s current dilemmas. First, she not only crossed the theory-practice gap with ease, but also she distinguished herself as a master of both. Second, she put together what are today two separate domains-public administration and private enterprise-under the larger category of society. Third, in contrast to the field´s current fragmented state, she developed a general theory of management attached to the sciences and an ethical framework by which "profession" meant service. Finally, her expansive philosophy and practices counteract to the contemporary emphasis on limited rationality and cognitive constraints.

  • Selon Paul Reynolds (2010) « au moment où ils atteignent leurs années de retraite, la moitié de tous les hommes qui travaillent aux États-Unis ont probablement une période d´auto-emploi d´une ou plusieurs années [...] participer à une création de nouvelles entreprises est une activité courante chez les travailleurs américains au cours de leur carrière ». L´entrepreneuriat semble être un phénomène courant aux États-Unis, mais est-ce le cas dans tous les pays du monde et quelles en sont les conséquences sur la croissance économique ?
    Dans les années quatre-vingt, Paul Reynolds s´intéresse à la variation de l´activité entrepreneuriale au niveau régional en portant une attention particulière à la création d´emplois régionaux. À partir des années quatre-vingt-dix, il travaille sur l´entrepreneuriat naissant et sur les entreprises en gestation. À la fin des années quatre-vingt-dix, il met l´accent sur les comparaisons internationales en matière d´entrepreneuriat en créant le Global Entrepreneurship Monitor (GEM), testé dans 5 pays dans un premier temps puis, dans 41 pays (60 % de la population mondiale et 90 % du PIB). Il s´agit d´un projet de recherche international qui fut initié en 1997 en collaboration avec les professeurs Bill Bygrave, du Babson College et Michael Hay, de la London Business School.
    Pour prendre la mesure de la contribution de Paul Reynolds pour l´entrepreneuriat, nous revenons sur sa carrière avant d´aborder ses trois principaux thèmes de recherche et d´en faire une analyse critique (1.Les effets des variations régionales dans l´activité entrepreneuriale, 2.L´entrepreneur naissant et les sociétés en gestation, 3. Comparaisons internationales d´activités entrepreneuriales).

  • Martin Christopher a consacré une large partie de ses recherches à appréhender l'incertitude dans l'environnement qui amène les entreprises à remettre perpétuellement en cause leur manière de gérer et influence leurs résultats, leurs processus de prise de décision ou leur structure. D'abord Professeur de marketing à l'Université de Bradford dans les années 1970, il s'intéresse en particulier à la distribution physique des produits (le 4e P du marketing mix ). Il constate que les chercheurs comme les professionnels du marketing ont peu conscience de l'importance des processus logistiques alors que ceux-ci ont un impact sur le niveau de service au client final. Rapidement, il se positionne à l'interface de ces deux disciplines et adopte une posture en marketing-logistique qui a plus tard trouvé sa justification dans le développement de connaissances en SCM. Dès le début des années 1990, Martin Christopher propose, dans un ouvrage majeur, un changement de paradigme qui positionne les enjeux concurrentiels entre SC et non plus entre entreprises (Christopher, 1992). Ces deux axes serviront de colonne vertébrale à ce chapitre et alimenteront notre réflexion autour des contributions de Martin Christopher dans le champ du SCM.

  • Dan Schendel est professeur de management stratégique à l´université Purdue depuis 1965. Il avait travaillé auparavant pour l´Aluminium Company of America, l´US Air Force et le Stanford Research Institute. Il a également exercé des activités de conseil auprès de nombreuses entreprises ainsi que pour le Boston Consulting Group. Il a soutenu sa thèse de doctorat en « business administration » en 1963 à l´université de Stanford après avoir obtenu le diplôme de M.B.A. à l´Ohio State University en 1959. En s´orientant vers la modélisation statistique de la performance stratégique, ses travaux au début des années 70 marquent une rupture dans le champ de la stratégie plutôt dominé jusqu´alors par les études de cas. Il privilégie une approche de la stratégie centrée sur la concurrence et la performance financière de l´entreprise. Il s´intéresse ainsi aux revirements stratégiques, aux groupes stratégiques, aux stratégies de cycle de vie et génériques. Il se penche également sur les problématiques de formulation de la stratégie en s´intéressant aux systèmes de planification stratégique et à l´alignement stratégique entre des ressources internes et des opportunités externes. Il publie de nombreux articles, notamment dans les années 70, et il est co-auteur en 1994 de l´ouvrage Fondamental issues in strategy: a research agenda. Il crée en 1978 le Strategic Management Journal (SMJ), dont il est toujours l´éditeur en chef, puis la Strategic Management Society (SMS) en 1981. En dirigeant ces deux institutions fondatrices et majeures dans le champ de la stratégie, c´est son rôle dans la définition institutionnelle du management stratégique qui devient dominant à partir de 1980.

  • Marshall L. Fisher s'est tourné vers la logistique et le Supply Chain Management (SCM), après de nombreux travaux très reconnus dans le domaine de la recherche opérationnelle. Ses recherches en logistique et SCM sont variées et couvrent à la fois des problématiques de modélisation en logistique (niveaux de stocks, transports...) et des questions stratégiques de SCM (conception de la Supply Chain, définition des critères de performance à atteindre, type de relations avec fournisseurs...). De façon générale, Marshall Fisher s'est principalement intéressé à l'exploitation des données de la demande dans différents secteurs. Sa conviction profonde repose sur le fait que des informations bien utilisées peuvent permettre de concevoir des stratégies Supply Chain optimales pour n'importe quel produit. Dans ce chapitre, nous allons tout d'abord explorer les principales contributions de Marshall Fischer au travers de deux questions ayant structuré ses travaux de recherche : 1) Quelle Supply Chain pour quels produits ? Et 2) Comment améliorer la performance de la Supply Chain grâce aux outils et systèmes d'informations ? Ensuite nous essayerons d'analyser l'influence que l'auteur a eue sur le champ du SCM, aussi bien que les prolongements et les critiques de ses travaux.

  • L'objectif de ce texte est de présenter les travaux de Dunning et leurs impacts dans le champ du management international. La première section est dédiée à une analyse de la version originale de la théorie éclectique, tant dans ses fondements théoriques et implications managériales que dans les principales critiques énoncées à son encontre. La deuxième section est consacrée à une présentation de la version amendée du paradigme OLI. Dans une troisième section, nous présenterons la taxonomie des motivations à l'IDE avant de conclure en explicitant les principales limites et contributions de l'auteur ainsi que les implications de ses travaux pour l'avenir de la recherche en management international.

  • Comment expliquer la persistance des diversités culturelles locales dans un monde de mondialisation et d´uniformisation des pratiques de gestion ? Au sein d´une même FMN (firme multinationale), un même outil de gestion, une stratégie globale peuvent subir des traductions et des interprétations locales. La question est connue et débattue depuis des décennies par les chercheurs en économie, en management et en sociologie des entreprises.
    Plusieurs réponses peuvent être apportées pour expliquer la persistance de la variété des pratiques et, notamment, l´approche dite « culturaliste » qui elle-même n´offre pas de cadre d´analyse global. Philippe d´Iribarne s´intéresse aux divergences de conception traitant de la liberté, de la hiérarchie, de l´autorité. Selon lui, chaque société donne un sens particulier à ses valeurs qui, s´il n´est pas explicité, génère des incompréhensions entre les acteurs d´une même entreprise exerçant sur des territoires différents. Ces différences s´expliquent à partir de l´histoire de chaque nation, et s´il est nécessaire de les comprendre, il n´est pas du ressort du management de chercher à les modifier.
    D´Iribarne propose ainsi un cadre d´analyse issu de l´histoire, de la philosophie politique et de l´ethnologie pour mieux appréhender ces valeurs sous-jacentes à l´action et permettre, in fine, au manager de traduire localement les principes d´action globaux d´une stratégie générique d´une FMN (firme multinationale).

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