Jean Issartel

  • LE CARNET DE BORD D'UN IMMENSE CHAMPION.
    Après son triomphe aux Jeux olympiques de 2018 (trois médailles d'or), Martin Fourcade peine à retrouver ses sensations. La saison post-olympique s'apparente à un calvaire, au point qu'il se demande s'il n'a pas perdu la flamme et les qualités mentales et physiques qui ont fait de lui le plus grand biathlète de l'histoire. Alors, à l'aube de ce qui deviendra sa dernière saison, il entame une opération de reconquête sans certitude, mais avec une immense détermination.
    Un dernier tour de piste est le carnet de bord touchant, sincère et circonstancié de cette renaissance : du premier jour de compétition de présaison jusqu'au franchissement de l'ultime ligne d'arrivée, épilogue d'une saison haletante, point final d'une carrière en or.
    On découvre l'homme, le passeur, le père derrière le champion. Et on comprend encore mieux comment et pourquoi il est devenu une légende du sport.

  • A 28 ans, le biathlète français est d'ores et déjà une légende de son sport mais aussi un des plus grands champions de l'histoire du sport français et le plus médaillé au sport d'hiver. Aussi précis au tir que rapide et endurant sur ses skis, le champion né dans les Pyrénées orientales s'est forgé au fil des ans un palmarès unique avec 2 médailles d'or et deux médailles d'argent aux JO d'hiver, 11 championnats du monde et 63 victoires en Coupe du monde.
    Et il va s'attaquer aux JO de Pyeongchang en Corée du Sud avec un appétit de géant. Dans ce livre qu'il a lui-même écrit, il revient sur les secrets de sa méthode, son rapport à la nature et n'élude pas les sujets qui fâchent comme les soupçons de dopage de ses adversaires russes.

  • Les Acouphènes est à la fois le nom d'un lieu-dit et la persistance de sons et de voix qui assaillent et persistent. C'est aussi la traversée d'un paysage : on suit Thomas, le narrateur, dans ses allers et retours, entre le Grand Extérieur, la Lisière, et les Acouphènes, le centre psychiatrique où il est résident depuis son enfance. Il arpente ce monde lacunaire et mouvant qui lui échappe et auquel il tente d'échapper, à défaut de le reconnaître et de s'y retrouver.

    Dans ce labyrinthe chaotique, seul le carnet dans lequel l'adolescent écrit et dessine, reste la preuve tangible que tout cela existe. Thomas est escorté de Samuel, un double intérieur, qui parfois le guide et l'accompagne. Quant au lecteur, il écoute et interprète ce monde dont il n'a pas tous les codes pour reconstruire l'utilité d'une quête où surgissent les souvenirs.

  • Harcelé par les visites nocturnes d'un vieillard à la barbe blanche, qui se présente comme étant le grand saint Jacques lui-même, l'apôtre du Christ, Charlemagne se décide à entraîner ses troupes en Galice, et emmène avec lui l'élite de l'armée franque, encadrée par les douze pairs, ses meilleurs chevaliers, dont le fameux Roland, son neveu.
    Les guerriers font brutalement irruption dans les plaines du nord de l'Espagne ; de belles cités sombrent dans l'orage déchaîné par les barons descendus des montagnes.
    Peu à peu, absorbés à leur tour par l'étendue désertique, les preux se mettent à déambuler d'un coin du pays à l'autre ; des esprits fureteurs les hantent, à la nuit tombée, lorsqu'ils gisent sur leur couche brûlante.
    Les yeux brûlants des Sarrasines transpercent le coeur vierge des plus forts d'entre eux.
    Surgissent des myriades de démons qui déchirent les hauberts et crèvent les poitrines des suivants de l'empereur à la barbe fleurie ; un des pairs gagne des ailes d'ange, et survole la terre tourmentée par les géants sarrasins. Au sommet des monts, Roland et ses compagnons mènent une guerre de partisans pour remettre la main sur Olivier, qui a disparu en poursuivant l'émir Balan.
    Dans ces Dernières Cavalcades, où s'engloutit sans retenue la fleur de la maison de l'empereur mythique des Francs, retentit l'écho de l'épopée médiévale, dans laquelle l'auteur a puisé thèmes et personnages, pour les transporter jusqu'à nous dans de courts paragraphes rythmés, en leur conférant une existence toute neuve.
    Guillaume Issartel s'est servi de divers textes médiévaux (et en particulier de chansons de geste comme la Chanson de Roland ou celle, moins connue, de Fierabras) pour composer ce pendant contemporain des épopées anciennes, et prolonger à son tour l'existence des héros mythiques du monde roman.

  • Henri IV est sans nul doute le roi le plus populaire dans le coeur des Français. À l'heure de la commémoration du 400e anniversaire de son assassinat, il convenait de revenir sur un destin exceptionnel. Cet ouvrage collectif a l'ambition d'apporter un éclairage neuf sur une période qui a contribué à façonner notre modernité, au-delà des anecdotes plus ou moins légendaires circulant sur le « bon roi Henri ».
    À partir de la narration des trente derniers jours de la vie du monarque, cet ouvrage se propose, dans une synthèse accessible à tous, de donner au lecteur les clés du règne d'Henri IV.
    Historiens, experts, journalistes, les plus grands spécialistes ont écrit ces textes initialement parus dans les quotidiens La République des Pyrénées et L'Éclair. Sous une forme revue et augmentée, ils sont aujourd'hui réunis pour constituer un ouvrage de référence particulièrement original.

  • Out of the blue Nouv.

    Out of the blue

    Elodie Issartel

    • Vanloo
    • 12 Octobre 2021

    Lucie entre dans une école de cinéma, elle travaille dans une friperie, elle a vingt ans. Elle se regarde, se photographie, et sur les réseaux envoie son image. Son prof l'ignore. Elle voudrait être blonde comme l'autre, ses cheveux sont crépus. Elle découvre of the blue Dennis Hopper, et Cebe, incarnée par Linda Manz, la fascine. Elle voudrait être Cebe parce que c'est une héroïne révoltée, violente et désespérée. Mais pas facile de se révolter comme ça, de nos jours. Lucie essaie, se fait un film. Elle joue la révolte la violence la passion. Avec la rage de réussir à Paris. Coûte que coûte. Et l'écriture cingle comme une gifle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les chansons de geste françaises, occitanes, italiennes et espagnoles forment un vaste corpus difficile à interpréter, et d'où n'émergent encore aujourd'hui, aux yeux d'un public cultivé, que la Chanson de Roland et quelques aventures de Guillaume d'Orange. Le foisonnement des textes (plus de cent), des personnages héroïques, des situations dans lesquelles sont pris Charlemagne et ses braves guerriers, les Aymerides, ou le lignage de Ganelon le perfide, pose toutes sortes de problèmes complexes qui semblent souvent interdire une approche d'ensemble du phénomène épique. Les avancées de la mythologie comparée fournissent pourtant peu à peu les moyens de mieux cerner cette riche littérature, qui se révèle hantée par des figures mythiques totalement inattendues, surgies d'un lointain passé. Parmi elles, l'ours ; objet de croyances partagées par différents peuples eurasiatiques et américains, cet animal a su léguer une part de ses habitudes, son nom, sa démarche ou sa force à de nombreux héros épiques, tels Orson de Beauvais, ou Guillaume d'Orange soi-même, qui trahit dans son surnom bien connu (Fierebrace, " à l'étreinte sauvage ") ses accointances avec le plantigrade. La mythologie de l'ours structure en profondeur l'imaginaire épique médiéval, dont les éléments, aussi divers qu'ils soient au premier abord, révèlent une cohérence étonnante au fur et à mesure de l'analyse. Le rapprochement entre le corpus roman, d'autres oeuvres européennes (en particulier germaniques), des textes beaucoup plus " exotiques " (chinois, indiens,.), et de nombreux rites, mythes et contes populaires marqués par la présence de l'ours apporte ainsi une foule d'explications à propos des tribulations des héros francs, de leurs comportements et des objets qui leur sont propres, de leur façon de combattre, de leurs enfances, des chemins qu'ils arpentent. sans oublier les rapports troubles qu'ils entretiennent avec l'Histoire, et qui ont souvent masqué leur véritable origine.

  • Festino ! festino !

    Elodie Issartel

    Henriette a treize ans. Elle observe un monde dont elle ne comprend pas grand-chose et apprend peu à peu à s'y faire une place. Hélène, sa grande soeur, paraît plus à l'aise avec ce qui l'entoure. Elle découvre la liberté sexuelle, la drogue, apprend son métier de cinéaste, réalise son premier film. Mais peut-on échapper à une telle famille ? Car il y a aussi Mathilde, leur mère, qui surveille sa progéniture en se regardant vieillir, sans y croire. Et Festino, l'extravagant grand-père, qui se retranche toujours plus, loin de l'univers des vivants, dans ses souvenirs et ses rêves. Tous prennent la parole et se racontent à tour de rôle, mêlant leurs histoires, avançant ensemble, à tâtons. Proches et lointains, semblables et uniques, ils tracent la chronique à plusieurs voix de ce qui, à chaque âge, fait de toute vie une aventure captivante.

  • Les chansons de geste françaises, occitanes, italiennes et espagnoles forment un vaste corpus difficile à interpréter, et d'où n'émergent encore aujourd'hui, aux yeux d'un public cultivé, que la Chanson de Roland et quelques aventures de Guillaume d'Orange. Le foisonnement des textes (plus de cent), des personnages héroïques, des situations dans lesquelles sont pris Charlemagne et ses braves guerriers, les Aymerides, ou le lignage de Ganelon le perfide, pose toutes sortes de problèmes complexes qui semblent souvent interdire une approche d'ensemble du phénomène épique. Les avancées de la mythologie comparée fournissent pourtant peu à peu les moyens de mieux cerner cette riche littérature, qui se révèle hantée par des figures mythiques totalement inattendues, surgies d'un lointain passé. Parmi elles, l'ours ; objet de croyances partagées par différents peuples eurasiatiques et américains, cet animal a su léguer une part de ses habitudes, son nom, sa démarche ou sa force à de nombreux héros épiques, tels Orson de Beauvais, ou Guillaume d'Orange soi-même, qui trahit dans son surnom bien connu (Fierebrace, " à l'étreinte sauvage ") ses accointances avec le plantigrade. La mythologie de l'ours structure en profondeur l'imaginaire épique médiéval, dont les éléments, aussi divers qu'ils soient au premier abord, révèlent une cohérence étonnante au fur et à mesure de l'analyse. Le rapprochement entre le corpus roman, d'autres oeuvres européennes (en particulier germaniques), des textes beaucoup plus " exotiques " (chinois, indiens,.), et de nombreux rites, mythes et contes populaires marqués par la présence de l'ours apporte ainsi une foule d'explications à propos des tribulations des héros francs, de leurs comportements et des objets qui leur sont propres, de leur façon de combattre, de leurs enfances, des chemins qu'ils arpentent. sans oublier les rapports troubles qu'ils entretiennent avec l'Histoire, et qui ont souvent masqué leur véritable origine.

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