Emmanuel Kattan

  • C'est à Jérusalem que Sara décide de poursuivre ses études d'archéologie. Elle quitte Montréal pour s'installer dans un pays à l'histoire complexe qui l'amène sans cesse à s'interroger sur ses origines et sa propre identité. Née d'une mère musulmane et d'un père juif, comment peut-elle réconcilier les deux visages si opposés de ses racines familiales dans un monde où tout doit être blanc ou noir. Elle se lie d'amitié aussi bien avec ses des étudiants juifs à l'Université Hébraïque qu'avec sa colocataire musulmane, Samira. Elle rencontre Avner, un amant de passage, puis tombe amoureuse d'Ibrahim. Quelques mois après son arrivée, Sara disparaît brutalement. Inquiet, David, son père, débarque à Jérusalem pour tenter de la retrouver. Entre ses amis, ses professeurs et le commissaire chargé de l'enquête s'installe une angoissante attente. David essaie de retracer les faits et gestes de sa fille au cours des semaines qui ont précédé sa disparition et découvre ainsi un pan secret de la vie de sa fille. Qui est véritablement responsable de cette disparition ? Dans ce second roman aux allures de thriller psychologique, Emmanuel Kattan explore les questions de l'intolérance, de l'incompréhension, de l'intransigeance face à l'autre. L'auteur réussit à combiner les effets de suspense et une réflexion sur l'identité culturelle et la place qu'elle nous impose dans la société, dès notre naissance.

  • Né à Bagdad, Naïm Kattan est arrivé à Montréal en 1954. Le Canada, le Québec, il les a choisis, et il a toujours refusé de se considérer comme un exilé. Cependant, rejeter l'exil ne veut pas dire renier l'étranger en soi. Dès son arrivée au Canada, Naïm Kattan a accepté sa différence, il a revendiqué l'ailleurs en lui. Il a également compris qu'être étranger pouvait être un avantage, surtout dans un pays où se creusaient de nouveaux clivages culturels.

    Sans nier le fait que les cultures se transforment souvent en instruments de pouvoir et parfois même d'oppression politique, Naïm Kattan a fait le pari du dialogue. Ce dialogue s'est avant tout joué sur le plan de l'amitié. Comme en témoignent ces entretiens, de profondes complicités ponctuent son parcours - André Laurendeau, Jean Éthier-Blais, Jean-Guy Pilon, Nicole Brossard, Gaston Miron, Jacques Godbout, Jacques Allard -, mais il s'est également incarné dans une oeuvre de romancier et dans une brillante carrière de haut fonctionnaire dans le domaine culturel.

    Les entretiens qui composent ce livre tentent d'analyser le rôle de la culture dans la construction des identités collectives et dans l'instauration d'un dialogue des communautés et des nations. Plus précisément, ils cherchent à rendre compte des transformations culturelles qui ont façonné le Québec depuis les années cinquante et qui ont influencé son devenir, autant dans son évolution nationale que dans ses rapports avec d'autres cultures, en Amérique du Nord, en Europe et ailleurs dans le monde.

  • Nous seuls

    Emmanuel Kattan

    • Boreal
    • 28 Août 2008

    Judith et Antoine, ont connu, un bref moment, l'amour. Puis, tout bêtement, sans trop savoir ni pourquoi ni comment, ils se sont perdus. Neuf ans plus tard, ils se retrouvent et tentent de revivre comme avant. Ils rêvent de réécrire leur histoire, de brûler les souvenirs qui les déchirent. Mais chacun est obsédé par le passé de l'autre. Le beau rêve se transforme peu à peu en une prison, en une folie à deux, où le lecteur lui-même se trouve irrésistiblement entraîné. Leur délire devient le nôtre, leur jalousie nous taraude. Leur folie meurtrière sert de fil conducteur à ce roman noir, mené de main de maître par un auteur qui sait trouver les mots justes pour décrire aussi bien les intermittences du coeur, que le caractère absolu, létal, de la passion.

  • N'est-il pas étrange d'attacher un devoir à la mémoire ? A qui le devoir de mémoire s'adresse-t-il en vérité ? N'est-ce pas davantage un effort collectif de transmission d'un héritage et de maintien des valeurs d'une communauté plus qu'un devoir individuel ? Ce devoir de mémoire a une fonction pédagogique : la connaissance de l'horreur du passé peut et doit aider à dénoncer les violences actuelles .

    Les historiens ont la responsabilité d'établir ou de rétablir la vérité, de restituer contre les "assassins de la mémoire" l'authenticité des faits.

  • Les écrits fêtent cette année leurs soixante ans. Cet anniversaire sera l'occasion de réitérer leur engagement envers les traditions et leur volonté farouche d'innovations, et ce en favorisant notamment la rencontre de jeunes auteurs et d'écrivains reconnus dans le but de mettre en lumière les passages d'une génération à l'autre. Honorant ce principe, le présent numéro réunit de jeunes poètes comme Nicholas Giguère, Guillaume Asselin, Frédéric Marcotte, Tanka G. Tremblay et des écrivains de renoms encore jeunes, comme Emmanuel Kattan et Elke de Rijcke, ou déjà riches d'une longue carrière, comme Normand de Bellefeuille, Monique Deland, Jean Pierre Girard, Hugues Corriveau, Jean Désy, et plusieurs autres. Ce numéro souligne aussi le quart de siècle de la `Pataphysique et met à l'honneur les oeuvres picturales d'Osvaldo Ramirez Castillo, entre autres.

  • Le numéro 142 de Les écrits passera à l'histoire comme le premier de deux volumes soulignant les 60 ans de la revue. Intitulés « Passage de témoins », chacun des volumes rassemblent vingt duos d'écrivains jeunes et moins jeunes témoignant de l'éternelle jeunesse d'une littérature qui a atteint, à l'instar de la revue, une grande maturité et un plein épanouissement à travers plus d'un demi-siècle d'épreuves et d'expériences qui n'ont cessé de la renforcer. Un passage de poètes, de romanciers et d'essayistes saisi au moment où le « bâton à message » que représente la parole-témoin passe de main en main ou de bouche en bouche pour assurer la transmission de la voix et du regard que la littérature consacre depuis toujours à notre monde et à son histoire.

  • C'est sans préméditation que les textes du présent numéro s'articulent autour d'un pôle d'attraction qui leur confère une certaine unité malgré leur grande diversité. Ainsi, le voyage initiatique, la transmutation et le déplacement identitaire sont présents dans les récits de Louis Hamelin et de Roland Bourneuf, sensibles dans les réflexions poétiques de Dominguo Cisneros, Guillaume Asselin, Roger Des Roches ou Cédric Demangeot ainsi que dans les proses de Marie Cosnay, Emmanuel Kattan et Jean-Claude Brochu, pour ne nommer que ceux-ci. La revue propose aussi un hommage à Robert Lepage en publiant son discours d'acceptation de la Médaille de l'Académie des lettres du Québec reçue l'automne dernier, texte précédé d'une synthèse de son oeuvre par André Ricard, directeur adjoint de la revue.

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