Brigitte Giraud

  • Lors d'un exposé en cours d'histoire sur les premiers autodafés nazis, Livio, 17 ans, retrace l'incroyable parcours de Magnus Hirschfeld, ce médecin juif allemand qui lutta pour l'égalité hommes-femmes et les droits des homosexuels dès le début du XXe siècle. Homosexuel, c'est précisément le mot que n'arrive pas à prononcer Livio : ni devant son amie Camille, dont il voit bien qu'elle est amoureuse de lui, ni devant ses parents. Magnus Hirschfeld pourrait-il parler pour lui ? Sous le regard interdit des élèves de sa classe, Livio accomplit alors ce qui ressemble à un coming out.
    À un siècle de distance, est-il possible que le médecin et le lycéen se heurtent à la même condamnation ?

  • Appelé pour l'Algérie, Antoine demande à ne pas porter les armes et se retrouve infirmier à l'hôpital militaire de Sidi-Bel-Abbès. À l'étage, Oscar, un jeune caporal amputé d'une jambe, l'attire étrangement. Avec lui, Antoine prend conscience de la véritable raison de sa présence ici : aider ses «frères humains». Même l'arrivée de sa femme, venue le rejoindre pour accoucher, ne saura détourner Antoine d'Oscar, dont il espère entendre le secret.

  • « Je suis Laura, jeune fille au pair, dans ma patrie provisoire pour six mois. Je commets probablement une erreur en venant vivre ici. Je ne le sais pas encore, mais je ne peux rien éviter de ce qui va arriver. » Partie en Allemagne, Laura, dix-sept ans, s'éloigne volontairement des siens, bouleversés par la mort de son plus jeune frère, et tente de se réinventer dans une langue étrangère. Peu à peu, les vides et les silences de son adolescence se confrontent au mystère de la famille allemande dont elle partage la vie...

  • « Des vêtements à peine écartés, des ventres et des reins maladroitement caressés. Des intentions plus que des actes. On donne, on offre, on laisse à l´autre le soin de prendre, de saisir, de posséder. Mais l´autre est dans le trouble de la conquête, avec le trop-plein de lumière qui éclaire la chambre. Il est difficile d´accéder au secret en plein jour. Alors les yeux se ferment, les doigts s´agrippent et les cuisses s´extraient des pantalons. Il cherche, soulève, accélère. Je veux bien, veux tout, ne résiste pas. »Avoir un corps est la trajectoire d´une enfant qui devient fille, puis femme, racontée du point de vue du corps, une traversée de l´existence, véritable aventure au quotidien où il est question d´éducation, de pudeur, de séduction, d´équilibre, d´amour, de sensualité, de travail, de maternité, d´ivresse, de deuil et de métamorphoses. L´écriture au réalisme vibrant, sensible et souvent drôle, interroge ce corps qui échappe parfois, qui ravit ou qui trahit. Un roman qui rappelle que la tête et le corps entretiennent un dialogue des plus serrés, des plus énigmatiques

  • Onze destins, onze nouvelles racontent la fin de l'amour.
    Avec une justesse et une précision douloureuse brigitte giraud ausculte le désir moribond, les compromis honteux, les naufrages intimes et les silences des couples en train de se perdre. elle traque les mensonges et le deuil, l'exil intérieur, la vie qui bascule et chacune de ses phrases, chacun de ses personnages nous tend un miroir.

  • Années 1970. Fuyant la dictature de Salazar, Olivio et sa mère quittent le Portugal pour s'installer à Lyon. Mais le jeune garçon souffre de la haine de leur hôte, Max, et de l'ombre de son père, héros de la révolution qui s'annonce. Il trouve du réconfort auprès de son chat et de son ami Ahmed, un immigré algérien. Mais bientôt, il doit s'interroger sur qui il est vraiment.

  • Lorsque son fils tombe gravement malade, un père est contraint de prendre un long congé pour s'occuper de lui. Face à cette nouvelle situation, toute la famille perd petit à petit ses relations sociales et ses repères. Dans un élan de générosité aussi radical qu'inattendu, les collègues du narrateur donnent chacun de leurs congés pour lui permettre de rester près de son fils.

  • A travers 67 fragments et 1 nouvelle, Brigitte Giraud évoque le sentiment amoureux, l'attente et le chagrin qu'il peut générer.

  • Je reviendrai. je garerai la voiture en haut de l'impasse. je regarderai la maison. douze ans. douze ans que je n'aurai plus mis les pieds dans cet endroit. j'avais eu envie de devenir quelqu'un de normal. et à présent que la voie était libre, j'avais compris que je n'étais capable de rien. ni boulot, ni petite bonne femme, ni colonies de vacances pour les mômes. une chose était encore possible : m'en revenir auprès de ma mère vieillissante, usée par la vie et le chagrin. ma mère, le seul être au monde qui m'ouvrira encore sa porte parce qu'elle sait pourquoi j'ai tué papa.

  • à présent

    Brigitte Giraud

    • Stock
    • 22 Août 2001

    " nous nous retrouvons à l'ombre du cerisier.
    Les deux familles, les amis fidèles. je passe d'une chaise à l'autre, je me lève, je ne sais pas quoi faire de ma peau. je ne trouve pas ma place. je suis entourée de tous ceux que j'aime et je suis mal. je sais que chacun va finir par s'en aller, même tard, même demain. chacun va retourner à sa vie. chacun va faire l'amour. chacun va poursuivre ce qu'il a commencé. ".

  • J apprends

    Brigitte Giraud

    • Stock
    • 24 Août 2005

    Ce roman est l'histoire de Nadia, enfant puis adolescente, qui apprend à lire et à découvrir le monde. Deux univers se font face : celui de l'école et celui de la maison, presque étanches.
    Qu'est-ce que la géographie, avec ses caps et ses péninsules, ses systèmes climatiques et ses sommets culminants, face à la géographie intime de chaque élève ? Qu'est-ce que l'Histoire, avec ses dates et ses héros, face à l'histoire ordinaire
    de Nadia ? Nadia qui vit dans une Zone à Urbaniser en Priorité au lendemain de la guerre d'Algérie ? Comment expliquer que cette guerre-là ne figure dans aucun livre ?
    Ce n'est pas à l'école qu'elle entend parler des Pieds-Noirs, des Harkis, des Fellaghas et des ratonnades, mais dans l'escalier de son immeuble. Ce n'est pas à l'école qu'elle apprend qu'elle est une fille d'appelé. Elle devra trouver par elle-même une définition à tous ces mots-là.
    Ce n'est pas ce qu'on apprend à l'école qui importe, mais comment l'école modèle notre vision du monde, comment cet univers parallèle est le dénominateur commun d'une génération. Répondre à l'appel, attendre son tour, lever son ardoise avec la bonne réponse, attendre de son institutrice qu'elle vous regarde. Et aussi être le témoin complaisant des séances de punitions qui dérapent, apprendre à mentir aux adultes, à leur résister.

  • Brigitte Giraud
    Marée noire

    « J'étais seule avec mes filles désormais. Nous trois d'un côté, toi et Vincent de l'autre, de part et d'autre d'un mur invisible. Mais je me disais que tout était encore possible, je me croyais capable de tout changer, de te changer, de dissiper ta douleur. J'étais ton héroïne, la femme qui t'arracherait à ta mélancolie. L'indispensable. Mais je devais rivaliser avec elle, ta femme disparue, et plus le temps passait plus son poids s'installait entre nous. Le poids de sa splendeur, sa perfection, sa beauté, tout ce que j'imaginais. Et je me trompais, forcément que je me trompais. Elle n'était probablement pas parfaite. Elle était seulement morte. Je ne pourrais jamais l'égaler. »
    /> B. G.

  • Laura regarde grandir Nico auprès d'elle, petit frère fragile, qui ne parvient pas à trouver sa place dans une famille désunie, entre un père tyrannique et une mère accaparée par ses patients. Elle voudrait être sa complice, l'aider, le protéger contre lui-même.
    Elle n'y parviendra pas. Elle va assister, impuissante, à la transformation de Nico, fugueur, révolté, puis fasciné par les idées d'extrême droite, à tel point qu'il finira par commettre l'irréparable. Cela veut dire quoi, grandir, se demande Laura, quand le monde des adultes fait peur, et quand l'être auquel vous tenez le plus s'est perdu ?
    C'est la désagrégation d'une famille et d'un être que raconte ce roman serré, sans concession, bouleversant, unanimement salué par la critique.
    Un magnifique roman, tout de rage et de violence contenue.
    Christine Rousseau, Le Monde des livres.
    Son livre n'est pas convenable. (...) C'est un vrai courage que d'avoir raconté sans faiblir une destruction domestique (...) avec autant de mesure, de doigté, de patience et de profondeur.
    Jacques-Pierre Amette, Le Point.

  • Véritable mode d'emploi pour les futurs maitres, du choix du chiot, son achat, aux problèmes de vieillesse, en passant par les soucis du quotidien, ce livre ne vous quittera pas durant toute la vie de votre chien. Parce qu'un chien ne doit être qu'un plaisir, parce que la vie n'est pas toujours telle qu'on la voudrait, parce que prendre un chien, c'est s'engager envers un être vivant, chaque propriétaire devrait s'informer avant de se lancer dans l'aventure.
    Ce livre n'a d'autre ambition que de vous aider à partir du bon pied avec votre compagnon, et à vivre de longues années dans une cohabitation facile.

  • L'anorexie adulte, cette maladie de l'âme si singulière qui amoindrit le corps, nécessite une approche extrêmement fine et humble. Le regard posé sur ce trouble ne s'improvise pas, il se doit d'être initié à cette souffrance.
    Cette conduite a ses obsessions, ses symptômes et ses débordements, ses rages et ses dangers redoutables. Elle organise à l'envers, de biais et tout de guingois des rapports déviants à la normalité, aux liens sociaux et amoureux.
    Elle est une révolte radicale. Et le corps, devenu bavard, parle à l'excès. Une autre langue.
    La réconciliation existe-t-elle dans ce chaos, quand la chair du corps est aux prises avec la chair du monde ?
    Désir, amour. Que ces mots ne soient pas saillants comme des os, mais seulement des douceurs pour chacune !
    L'auteur établit des passerelles entre les domaines de la littérature, de la philosophie et de la psychanalyse. Catherine de Sienne, Elisabeth d'Autriche dite Sissi, Virginia Woolf, Byron, Emilie Bronté, Pascal Quignard, Amélie Nothomb, Henri Michaux, Simone Weil, André Gide et Kafka, pour ne citer qu'eux, ont eux aussi habité le continent mystérieux de l'anorexie.

  • Je touche l'épaule de Margot et le contact de mes doigts la fait frissonner. Je les glisse sous la bretelle de sa robe ornée d'un feston rouge grenat. Ses yeux brillent par dessus le morceau de peau timide que je cherche encore. J'ai Chaud. Margot sera immortelle, enfin, et sa robe, comme un coquelicot, dansera autour de son corps pour l'éternité.

  • La nuit se sauve pas la fenêtre est le texte d'un lieu et d'un paysage. Des vignes autour d'une maison carrée habitée par des ombres. Des convalescents. Deux mondes s'entrecroisent, se répondent, disent la gravité calme des êtres douloureux. Le temps n'a plus les repères habituels de l'horloge.
    Ce texte a reçu le prix Jean Follain 2006.

  • Sur une rive, une quadra divorcée, mère d'un jeune adolescent, et une célibataire trentenaire choisissent de s'éloigner des nuisances de la ville pour s'installer dans une location proposée par une quinquagénaire désargentée, propriétaire d'un vaste domaine situé à un battement d'ailes d'un minuscule bourg. Dans ce village isolé vivent les descendants de familles implantées là depuis des générations. La vie s'y écoule tranquillement au rythme des saisons, du carillon des cloches de l'église et de l'incontournable heure apéritive quotidienne.
    Sur l'autre rive, la guerre fait rage, un gamin de onze ans lutte pour survivre. Le hasard lui fait croiser la route d'un homme qui s'enfuit vers l'Europe. Un long périple va les conduire tous les deux dans ce petit village où leur arrivée va bousculer la vie paisible des habitants.

  • Lorsque Max, un ancien commando au passé sombre, accepte de servir de guide à quatre prisonnières en sortie exceptionnelle, il sait déjà que la randonnée ne va pas être de tout repos. Mais lorsqu'il se rend compte que quelqu'un les surveille, alors qu'ils sont isolés en pleine montagne, les choses prennent une tournure franchement inquiétante...
    Des grands espaces provençaux à la prison la plus sombre de Marseille, un roman d'aventure et de suspense, sur la liberté et l'amitié. Un livre parfois drôle, souvent haletant, et toujours humain.

  • Un huis clos psychologique saisissant entre deux intelligences qui avancent leurs pièces à pas feutrés, tentant chacun de manipuler l'autre. Du très grand art...

  • Cet ensemble pédagogique traite la partie du champ du langage consacrée à la découverte des réalités sonores de la langue. Cet ensemble pédagogique pour la classe comprend : o 4 affiches en couleur o 152 « images-mots » o le livre du professeur o 46 fiches photocopiables

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