Nous paysans : les romans et témoignages

  • La France est noyée sous une tempête diluvienne qui lui donne des airs, en ce dernier jour de 1999, de fin du monde. Alexandre, reclus dans sa ferme du Lot où il a grandi avec ses trois soeurs, semble redouter davantage l'arrivée des gendarmes. Seul dans la nuit noire, il va revivre la fin d'un autre monde, les derniers jours de cette vie paysanne et en retrait qui lui paraissait immuable enfant. Entre l'homme et la nature, la relation n'a cessé de se tendre.
    A qui la faute ? Dans ce grand roman de "la nature humaine" , Serge Joncour orchestre presque trente ans d'histoire nationale où se répondent jusqu'au vertige les progrès, les luttes, la vie politique et les catastrophes successives qui ont jalonné la fin du XXe siècle, percutant de plein fouet une famille française. En offrant à notre monde contemporain la radiographie complexe de son enfance, il nous instruit magnifiquement sur notre humanité en péril.
    A moins que la nature ne vienne reprendre certains de ses droits...

  • «Ayant depuis plusieurs années cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau est vieux, soixantequinze ans ou plus. Il demeure quand même à La Hourdais, dans sa famille en somme, où il se contente des tâches dont il est encore capable et, surtout, que son fils lui laisse faire.
    Selon le désordre de la mémoire, mais avec minutie et un humour discret, il raconte sa vie de retiré sur place, les petits travaux qui l'occupent et ceux qu'il a rudement accomplis autrefois.
    C'est l'entretien des haies, son ouvrage préféré. Il en détaille les charmes, exprimant du même coup sa profonde solitude. Une solitude dans les choses, qui se console par leur contact, et celui des animaux. Voilà l'homme habillé d'écorces! Si son monologue permet d'entrer dans une ferme, d'écouter les voix paysannes tout au fond du bocage mayennais il y a quelques décennies, autant dire hier, c'est surtout l'occasion d'un jeu avec la langue pour restituer la façon singulière dont l'homme de la terre ressent ce qu'il fait, ce qu'il touche, et comment il le dit.» Jean-Loup Trassard.

  • Joseph

    Marie-Hélène Lafon

    Joseph est un doux. Joseph n'est pas triste, du tout. Joseph existe par son corps, par ses gestes, par son regard ; il est témoin, il est un regardeur, et peut-être un voyeur de la vie des autres, surtout après la boisson, après les cures. Il reste au bord, il s'abstient, il pense des choses à l'abri de sa peau, tranquille, on ne le débusquera pas.

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  • Les Santoire, le frère et la soeur, sont la quatrième génération. Ils ne se sont pas mariés, n'ont pas eu d'enfants. En face de chez eux, de l'autre côté de la route, prolifère la tribu des voisins qui ont le goût de devenir. Sentinelles muettes, les Santoire happent les moindres faits et gestes. Et contemplent la vie des autres. Celle des vrais vivants. D'une plume toute en économie et en tensions, Marie-Hélène Lafon dépeint avec finesse la fin d'un monde, d'une civilisation.

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  • Je suis l'homme le plus heureux du monde. Quand je me réveille le matin, je sais que je vis à l'endroit où je rêve de vivre, je fais ce que j'ai envie de faire.
    J. R.
      James Rebanks est berger dans le nord-ouest de l'Angleterre, au coeur du Lakeland. Son père l'était aussi, comme son grand-père avant lui. Six générations, un troupeau, deux chiens. Ce que James nous confie, entre autres, dans cette ode à la liberté qu'est Une vie de berger, c'est le petit moment d'hésitation qu'il a eu, à dix-huit ans. Pour en avoir le coeur net, il a repris ses études. Mais l'appel des montagnes a été le plus fort.
    James, qui utilise Twitter (plus de 90 000 followers) et se déplace en quad, vit pourtant au rythme de la nature et des saisons. Son livre s'est vendu dans le monde entier. Les bergers sont universels, comme l'est l'écriture savoureuse de cette confession différente, unique, rassérénante.

    James Rebanks décrit son métier avec simplicité et tendresse. Libération.

    Traduit de l'anglais par Jean Esch.

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  • Dans la ferme de Rosamund Young, les animaux vivent en liberté et sont nourris de façon naturelle. Une pratique qui favorise le développement intellectuel, notamment chez les vaches.

    Certaines refusent de dormir avec les pieds boueux et font toujours leur toilette avant le coucher, d'autres préfèrent la présence des hommes à celle des femmes. Quand l'une salue les humains d'un hochement de tête, d'autres partagent une passion commune pour les pommes!
    Moutons, vaches, cochons, poules : tous sont des êtres sensibles et différents, capables d'amitié, de jouer, de se soigner et de se transmettre des connaissances.

    Un ouvrage drôle et touchant, mais surtout, un véritable plaidoyer contre la souffrance animale et pour le respect de l'environnement.

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  • Les temps sont durs pour les Charron, famille de métayers dans la France du XIXe siècle. La mère n'est plus. Accablé par le chagrin, le père peine à se relever. C'est à Catherine, du haut de ses treize ans, que revient soudain la charge de toute la maison.
    La jeune fille n'est pas seule dans ce combat contre la misère : il y a son frère Francet et ses amis Julie, Amélie et Aurélien ; il y a le père Baptiste, le tourneur qui ouvre devant eux les portes de «La Fabrique du roi » et d'un monde nouveau ; il y a aussi la belle Émilienne, qui se dresse sur la route obscure de l'enfant comme un espoir insensé. C'est le temps de l'adolescence : les rires se mêlent aux pleurs, les jeux aux travaux, l'amour naît de l'amitié...
    Tendre, fière et courageuse, Catherine Charron est la lumière de cette oeuvre rayonnante, qui place son auteur au rang des grands romanciers d'aujourd'hui.

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  • Dans le Limousin des années 1875, la famille Charron, dont Catherine est la cadette, est chassée de la ferme qu'elle exploitait. Ces honnêtes métayers trouvent refuge au sein des faubourgs de la ville, mais dans la France du XIXe siècle, il y a les maîtres et ceux qui les servent pour une vie de misère.
    Pourtant, l'histoire douloureuse et exemplaire des Charron portée par la poésie de Georges-Emmanuel Clancier s'auréole d'une lumière de tendresse et de joie exceptionnelle. Raymond Queneau écrit à ce propos : « L'obscure clarté qui tombe des étoiles cornéliennes et les énigmatiques évidences qui forment la substance des contes du fils Perrault, on les retrouve tout au long de l'histoire de la littérature française, c'est une source qui resurgit avec violence dans l'oeuvre de Nerval, c'est la même source qui donne à la poésie de Georges-Emmanuel Clancier ses qualités limpides et opaques [...] vers un passé préhistorique et toujours présent. »

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  • La vie d'Émilienne, c'est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d'un chemin sinueux. C'est là qu'elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu'à ce que l'adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s'appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance.
    Une bête au Paradis est l'histoire d'une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté.

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  • La terre

    Emile Zola

    Deux grands mythes sont à l'oeuvre dans ce roman de la terre : celui du Retour éternel et celui de la Catastrophe. Aux petitesses et à l'impuissance de l'homme éphémère, Zola oppose l'immensité et la fertilité impassible de la terre - véritable héroïne du livre.

  • Récit d'un empoisonnement, «La malchimie» témoigne de l'affection d'une soeur ayant perdu son frère, ouvrier agricole mort de la nocivité des produits phytosanitaires qu'il a manipulés pendant des décennies sans protection, autant que de l'urgence à combattre le tout-chimique. Un récit emporté par la force incandescente d'une romancière qui a su bâtir de livre en livre un univers rare et complexe.

  • Ségurian, un village de montagne, quatre cents âmes, des chasseurs, des traditions. Guillaume Levasseur, un jeune homme idéaliste et déterminé, a décidé d'installer une bergerie dans ce coin reculé et paradisiaque. Un lieu où la nature domine et fait la loi. Accueilli comme une bête curieuse par les habitants du village, Guillaume travaille avec acharnement ; sa bergerie prend forme, une vie s'amorce. Mais son troupeau pâture sur le territoire qui depuis toujours est dévolu à la chasse aux sangliers. Très vite, les désaccords vont devenir des tensions, les tensions des vexations, les vexations vont se transformer en violence. «La certitude des pierres» est un texte tendu, minéral, qui sonde les âmes recroquevillées dans l'isolement, la monotonie des jours, l'hostilité de la montagne et de l'existence qu'elle engendre, la mesquinerie ordinaire et la peur de l'inconnu, de l'étranger. D'une écriture puissante, ample, poétique, Jérôme Bonnetto nous donne à voir l'étroitesse d'esprit des hommes, l'énigme insondable de leurs rêves, et l'immensité de leur folie.

  • Durant l'été 70, un adolescent passe ses vacances dans la ferme d'un oncle, perdue dans une vallée de l'Aveyron. On y travaille encore à l'ancienne, les journées sont laborieuses, le mode de vie archaïque et les moeurs rudes, mais le garçon s'attache à ce monde à l'agonie, dont l'oncle est l'un des derniers survivants.Dans ce très beau roman aux tonalités autobiographiques, Daniel Crozes fait revivre les campagnes d'autrefois et nous fait partager l'émotion d'un monde disparu.

  • La pomme bleue

    Roger Béteille

    • Rouergue
    • 28 Septembre 2013

    Au début des années 1960, en pleine révolution silencieuse du monde rural, un enfant est déchiré entre l'amour de son grand-père, un vieil homme profondément attaché à ses terres, qui lui transmet sa connaissance de la nature, et l'ambition de son père qui mécanise le travail de la ferme et répand dans ses champs les premiers pesticides. Après avoir fui son village pour un emploi de fonctionnaire et la vie parisienne, le garçon devenu adulte reviendra au pays replanter des arbres et faire revivre l'esprit de son aïeul.

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  • Alors que le monde agricole se débat dans la crise et que des milliers d'agriculteurs abandonnent chaque année leur métier, des gens venus de la ville, sans ancrage familial dans la paysannerie, choisissent de travailler la terre et s'installent aux quatre coins de la France, en maraîchage, élevage, culture. Succès, échecs, difficultés, bonheurs : peu à peu, ils renouvellent l'activité et apparaissent comme le ferment d'une agriculture en mouvement, écologique et pleine d'espoir.
    Sillonnant le pays pendant un an à la découverte des néo-paysans, Gaspard d'Allens et Lucile Leclair rapportent de leur enquête une série de portraits vifs et denses. Ils analysent ce mouvement souterrain et puissant qui témoigne d'un changement majeur dans le regard que la société du XXIe siècle porte sur la terre et l'activité de production alimentaire.

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