Biographies aveyronnaises

  • Quels points communs entre le spécialiste des insectes Jean Henri Fabre, le poète régionaliste François Fabié, le graveur fantastique Eugène Viala et l'artiste et homme politique Renaud de Vezins ? Il en est au moins trois. Tous quatre sont des enfants du XIXe siècle, tous sont nés en Aveyron, entre plateau du Lévézou et collines du Ségala, et tous ont créé en dialogue avec les savants et les artistes de leur époque.

    Les Carnets de l'Aveyron, Lévézou et Ségala partent sur les chemins que Jean-Henri Fabre, François Fabié, Eugène Viala et Renaud de Vezins parcouraient en leur temps. En mêlant images d'archives et photographies contemporaines, échos de leurs voix et récits de voyage, ils remontent aux sources de leur inspiration, ces paysages, couleurs et caractères qu'ils ont si profondément aimés et fait aimer, dans leurs oeuvres singulières.

  • Comment un homme, né dans une famille paysanne de l'Aubrac en 1933, en vient-il à incarner une agriculture visionnaire, où économie et environnement sont compatibles ? Comment un jeune paysan, que le décès brutal de son père fait chef d'exploitation à seulement dix-neuf ans, devient-il l'un des principaux responsables agricoles de sa génération ? Le destin d'André Valadier, l'un des fondateurs de la coopérative Jeune Montagne, fer de lance de l'appellation d'origine protégée laguiole, est tout entier dirigé contre la fatalité. Dans un terroir donné comme mort à l'orée des années 1960, au moment où on prédisait que l'élevage était voué à se concentrer entre une poignée de propriétaires, cet homme-là a pensé avec d'autres qu'une autre agriculture était possible. Leur projet allait à l'encontre des orientations et des discours dominants, qui négligeaient alors les démarches territoriales. Non seulement le pari a réussi, mais aujourd'hui il apparaît comme un modèle que des observateurs du monde entier viennent étudier pour réimaginer leurs propres territoires.
    Dans un ouvrage attentif, nourri par les cahiers rédigés par André Valadier, Daniel Crozes restitue la trajectoire et les engagements d'un homme que sa personnalité, sa formation intellectuelle, ses talents de négociateur et sa force de persuasion ont placé au coeur des choix de toute une génération. Salué en 2015 par le prix de la Résistance fromagère, André Valadier incarne une passion des terroirs qui va à l'encontre de la globalisation de l'agriculture.

  • Qu'est-ce qu'elle a ma voix ?

    Yves Garric

    C'est un constat bien amer que dresse Yves Garric à propos de la télévision régionale :

    « Nous qui nous étions nourris du précepte «Vivre et travailler au pays», nous avions rêvé pour la télévision régionale un autre rôle, un autre destin. Quotidiennement nous avions sous les yeux le vivier des compétences et des talents qui, sur un seul signe, pouvaient la porter plus haut, plus loin. Nous ne mettions, dans l'espoir que nous avions en son essor, nulle connota¬tion chauvine, folklorique ou de terroir, au sens étriqué de ce terme. Nous étions simplement forts de notre conviction que chaque composante de l'Hexagone avait sa vie propre. Et qu'une télévision régionale digne de ce nom se devait de l'incarner dans ses multiples facettes. C'était moins une question d'argent que d'imagination, de bon vouloir. D'in¬telligence. Celle du coeur, qui aide à prendre les bonnes orientations, et qui manque tellement aux «élites» bureau¬crates.
    Au terme d'un demi-siècle de tâtonnement et de gâchis accumulés, la télévision régionale n'est toujours pas éclose. Du fantôme qui a pu malgré tout en exister, il ne reste au¬jourd'hui que le squelette. Elle n'a pratiquement plus de programmes. Juste des journaux.
    Le lancement des locales, voici une vingtaine d'années, aurait pu être une vraie révolution. En multipliant les sta¬tions, ici et là, dans de nombreux chefs-lieux de départe¬ment, on a seulement jeté sur le Pays un grand filet à attra¬per des news. Comme si la vie d'une région se réduisait à son actualité, telle que la conçoivent les médias ! Mais même ce gisement exceptionnel de reportages qui lui remonte des provinces, Paris n'a jamais su l'utiliser !
    Un vrai gâchis. Je suis très en colère.»

  • Le Rouergue, nom historique du département de l'Aveyron, a une forte identité. Il le doit à la beauté de ses paysages, à la permanence de ses traditions, au caractère de sa population. Il le doit aussi à son histoire, riche de personnages remarquables. Henri Carcenac est l'un d'entre eux.
    Né à l'orée de la Révolution, mort au début du Second Empire, il marque de son empreinte la vie locale de la première moitié du XIXe siècle. C'est un entrepreneur moderniste et social, créateur de nombreux emplois dans ses usines du Monastère et de Salles-la-Source. Un défenseur de projets d'avant-garde, comme ce pont suspendu imaginé pour raccourcir la route de Rodez à Millau et amener les eaux potables au chef-lieu.
    C'est aussi, à deux reprises, le maire de Rodez. De 1830 à 1835, sous la Monarchie de Juillet, puis en 1848-1849, lors de l'instauration de la IIe République. Sous son impulsion, la ville s'ouvre à l'innovation. Mais aucun de ses mandats n'ira à son terme, car cet édile respecté irrite le pouvoir central. Trop à cheval sur les principes, trop en avance sur son temps, et surtout trop républicain...

  • « (...) quand on entre dans une carrière, on nourrit, en principe, l'ambition légitime d'y accomplir des progrès et d'en gravir les degrés. Tel n'était pas mon cas.(...)Pourtant, d'élection en élection, j'ai consacré la majeure partie de ma vie et de mon travail à la chose publique en général et à la ville de Rodez en particulier. » Marc Censi, maire de Rodez pendant 25 ans (1983-2008), a été un acteur essentiel du développement de la ville et de son agglomération.
    Il relate son parcours puis son activité d'élu tant à la mairie qu'à la présidence de la communauté d'agglomération, sans oublier les années où il présida la région Midi-Pyrénées, et où il fonda et présida l'association des communautés de France (AdCF).

    Son témoignage revêt pour tous les habitants du Grand Rodez mais aussi pour tous les élus en charge de nos territoires, à la fois la saveur d'un récit riche en anecdotes, et la force d'une vision qui, au-delà d'une ville et de son agglomération, porte un message politique fort et actuel sur l'intercommunalité.

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  • BIOGRAPHIE AVEYRONNAISE

    AFFRE

    • Lacour
    • 12 Mars 2004
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  • Alors rédacteur talentueux du journal L'Aveyron républicain, Louis Oustry est déporté en Algérie pour s'être opposé au coup d'Etat du 2 décembre 1851.
    Avocat ruthénois pendant le règne de Louis-Napoléon Bonaparte, il est nommé préfet de l'Aveyron à la chute de celui-ci, en septembre 1870. Hier proscrit de l'Empire, le voici préfet de la République. Sa carrière le conduira dans l'Aude, en Algérie, dans les Vosges, la Dordogne, le Rhône, jusqu'à la plus prestigieuse des préfectures, celle de la Seine, à Paris.
    Le destin mouvementé de Louis Oustry est celui d'un enfant trouvé, qui s'est hissé aux plus hauts postes de l'Administration par son mérite et par ses convictions. Il illustre une période de notre Histoire fertile en rebondissements, jusqu'à ce que s'inscrivent dans la durée les institutions républicaines et démocratiques que des humanistes de la trempe d'Oustry ont contribué à mettre en place avec persévérance, et souvent à leurs risques et périls.

  • Paul Bodin « Le viaduc du Viaur est l'oeuvre de Gustave Eiffel. Paul Bodin était un disciple, un élève de Gustave Eiffel. » Autant d'idées reçues qui sont battues en brèche dans le livre que Max Assié consacre à l'ingénieur de la Société de Construction des Batignolles et au professeur de l'Ecole Centrale. Extrait de la préface de Robert Fabre, rédacteur en chef de la Revue du Tarn : « Le livre de Max Assié répare une injustice et nous dévoile un homme intègre, serviteur du progrès industriel, un homme de science et de technique mais aussi un homme de coeur, que les Tarnais sont fiers de compter parmi les leurs. Le livre permettra de le redécouvrir. » A l'aide d'extraits d'articles de presse et de revues spécialisées, rédigés par des contemporains de Paul Bodin, d'ouvrages et d'écrits consacrés par des historiens à l'Ecole Centrale et à la Société de Construction des Batignolles, mais également d'écrits et de discours de Paul Bodin lui-même, Max Assié livre une étude biographique très documentée sur Paul Bodin, ce natif de Saumur qui passa une grande partie de sa jeunesse à Albi, qui revenait très régulièrement dans le chef-lieu tarnais pour y retrouver ses parents et qui s'y est fait inhumer.

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  • La situation des femmes des campagnes au sortir de la guerre de 1940-1945, n'était guère enviable.
    Elles ont voulu vivre autrement. Par petites touches, avec de l'imagination, beaucoup de ténacité, de la persévérance, elles ont voulu le changement des conditions de vie matérielle, souhaité l'évolution du mode de vie dans les campagnes et pris leur part dans la modernisation de l'agriculture de cette seconde moitié du XXe siècle. Collectivement, entre elles, éveillées dans le cadre des mouvements d'action catholiques puis à travers l'action des groupements de vulgarisation agricoles féminins, elles ont construit leur chemin vers plus d'autonomie.
    Comme leurs contemporaines, mais avec plus de difficultés encore, dues aux structures très patriarcales du monde rural, elles ont fait évoluer leur condition, leur champ professionnel, leur statut, leur vie de couple. Ce livre est construit sur le témoignage de près de cent femmes aveyronnaises qui ont parlé, raconté. Toutes ont dit : " Ces changements nous les avons souhaités, voulus, nous les avons vécus! "

  • Née en 1822, Marie-Anne Savy, partie de rien, devient l'une des femmes les plus riches et les plus connues de la France du Second Empire. Elle connaît l'orphelinat, puis l'usine. En 1837, elle quitte l'Aveyron pour le Midi. D'abord engagée à son service, elle épouse Paulin Talabot, ingénieur visionnaire à l'origine de l'arrivée du chemin de fer en France. À Paris, elle fait de leur salon de la rue de Rivoli un lieu de rencontres où se croiseront Eiffel, Stephenson, Delacroix, Henner, Laurens ou Gavarni.

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